Des tirs de l’armée israélienne sont tombés à une quinzaine de mètres de soldats français de la Finul dimanche au nord de Naqoura. Le chef de corps de la force de réaction rapide figurait parmi eux. La France a condamné ces incidents et le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence.
Dimanche, des tirs israéliens ont atterri à «une quinzaine de mètres» de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le chef de corps de la force de réaction rapide franco-finlandaise, au nord de Naqoura, quartier général de la Finul, a appris Le Figaro de source proche du dossier.
Samedi matin, le général Paul Sanzey, chef d’état-major de la Finul, et son assistant ont été menacés par des armes israéliennes à leur retour de Beyrouth. Un convoi français a aussi fait l’objet d’un tir d’avertissement. «La France condamne les graves incidents subis hier par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura», a déclaré sur X Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. L’ambassadeur israélien a reçu un message de fermeté.
Une source militaire indique que l’armée israélienne «cherche à écarter la Finul» depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, réduisant ses opérations par dix. Le Hezbollah s’est montré plus agressif. Trois casques bleus indonésiens ont été tués récemment : un dimanche par un char Merkava sur le poste UNP 7-1, deux lundi par une explosion près de Bani Hayyan, probablement un engin du Hezbollah.
Le Conseil de sécurité s’est réuni mardi à la demande de la France. Jean-Luc Mélenchon a appelé à «riposter», citant la doctrine Chirac, tandis que Jordan Bardella a réclamé retenue et respect du droit international.