Le Quai d’Orsay pourrait rediscuter l’accord UE-Israël après frappes au Liban

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a qualifié de «disproportionnées» les frappes israéliennes au Liban survenues mercredi. Pascal Confavreux a indiqué que la France ne pouvait exclure une reprise des discussions sur la suspension de l’accord d’association UE-Israël. Cette position fait suite à des événements récents au Liban et en Cisjordanie.

Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d’Orsay, a déclaré jeudi que «Israël a bien sûr le droit de se défendre, mais ses actions sont non seulement inacceptables mais encore disproportionnées» après les frappes menées mercredi au Liban.

Il a ajouté que, compte tenu de la gravité de ces événements et de la situation en Cisjordanie avec les exactions des colons, «on ne peut pas exclure que la discussion sur la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël se rouvre».

Cet accord, en vigueur depuis 2000, facilite le dialogue politique et les échanges commerciaux. Toute suspension requiert l’unanimité des 27 États membres de l’UE.

L’an dernier, l’UE avait initié un réexamen de cet accord en raison de l’escalade à Gaza, à la demande de pays comme les Pays-Bas. Un rapport de la Commission européenne a conclu à une violation par Israël de l’article 2, relatif aux droits humains. L’Allemagne s’était opposée à une suspension globale.

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