Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est entretenu le 7 mars avec Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français assignés à l'ambassade de France à Téhéran au milieu de bombardements américano-israéliens. Les deux ressortissants, libérés en novembre après des années de détention, attendent un possible échange avec une Iranienne condamnée en France. Barrot a écarté l'idée d'une évacuation de l'ambassade pour assurer leur sécurité.
Le 7 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot a annoncé s'être entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, deux citoyens français assignés à l'ambassade de France à Téhéran. La capitale iranienne subit des frappes américano-israéliennes depuis une semaine, selon les sources.
« Je me suis entretenu aujourd’hui avec eux. Ils traversent une épreuve très difficile et ils font preuve, comme depuis bientôt quatre ans, d’un courage extraordinaire », a déclaré Barrot sur France 5. Il a ajouté : « Nous allons continuer de tout faire pour obtenir leur retour en France immédiat et leur libération définitive », précisant avoir transmis des messages en ce sens à son homologue iranien, Abbas Araghtchi, lors d'un entretien le mercredi précédent.
Kohler et Paris ont été détenus en Iran pendant plus de trois ans. Condamnés en octobre 2025 respectivement à vingt et dix-sept ans de prison pour espionnage au profit notamment d'Israël, ils ont été libérés début novembre mais interdits de quitter le territoire iranien. Ils résident désormais à l'ambassade en attendant un potentiel échange avec Mahdieh Esfandiari, une ressortissante iranienne condamnée à un an de prison ferme par la justice française le 26 février.
Les familles des deux Français se sont dites « très inquiètes » mardi en raison des bombardements sur Téhéran. Barrot a exclu pour l'instant une évacuation du personnel diplomatique : « Le personnel diplomatique présent à Téhéran mène sa mission dans un contexte très dégradé, en faisant preuve de beaucoup de dévouement. Et une partie de la mission, c’est précisément d’assurer la sécurité de Cécile Kohler et Jacques Paris. (…) Ils continueront d’appliquer leur mission. C’est leur honneur. »