Hicham Harb, suspect palestinien de l'attentat de la rue des Rosiers, placé en détention provisoire

Le Palestinien Hicham Harb, 72 ans, soupçonné d'avoir supervisé l'attentat antisémite de la rue des Rosiers à Paris en 1982, a été placé en détention provisoire vendredi après son extradition vers la France. Arrêté par les autorités palestiniennes en septembre 2025, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2015. Le Parquet national antiterroriste a annoncé sa comparution prochaine devant une cour d'assises antiterroriste.

Hicham Harb a été extradé vers la France et présenté au juge des libertés et de la détention, qui l'a placé en détention provisoire en vue de son procès pour l'attentat de la rue des Rosiers. Cet attentat, survenu le 9 août 1982 dans le quartier juif du Marais, avait fait six morts et 22 blessés. Il est attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal, un groupe dissident de l'OLP.

Arrêté le 17 septembre 2025 par les autorités palestiniennes, juste avant la reconnaissance de la Palestine par Paris, Harb était visé par un mandat d'arrêt français depuis 2015. Son avocate française n'a pas souhaité s'exprimer. Son fils aîné, Bilal Harb, a déclaré à l'AFP : « La France est un État de droit, et il n'y a aucune preuve contre lui et il n'a aucun rapport avec les accusations faites contre lui ».

L'avocat palestinien Ammar Dweik a qualifié l'extradition de « violation grave de la loi fondamentale palestinienne et un dangereux précédent ». La Cour de cassation a validé la tenue du procès, contestée par deux autres accusés : Abou Zayed, détenu en France depuis 2020, et Hazza Taha, sous contrôle judiciaire.

Les parties civiles réagissent diversement : certains avocats craignent un retard du procès, d'autres saluent la comparution de Harb. Ce dernier est aussi recherché en Allemagne pour un attentat à Francfort en 1985 et en Italie pour une attaque contre une synagogue à Rome en 1982. Deux suspects jordaniens demeurent en Jordanie.

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