Un homme armé d'un couteau a menacé des gendarmes sous l'Arc de Triomphe à Paris le 13 février 2026, avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre et de décéder de ses blessures. Le suspect, Brahim B., avait déjà été condamné en Belgique pour avoir poignardé des policiers en 2012 et était sous surveillance en France.
Le 13 février 2026, vers 18 heures, un individu armé d'un couteau et d'une paire de ciseaux a menacé des gendarmes lors de la cérémonie quotidienne du ravivage de la flamme du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris. Selon des sources proches du dossier, l'homme, identifié comme Brahim B., né en 1978 à Mantes-la-Jolie, avait téléphoné plus tôt au commissariat d'Aulnay-sous-Bois pour annoncer qu'il allait «commettre un massacre» afin de «venger les femmes et les enfants tués par les mécréants». Sur place, il a d'abord hésité à s'en prendre à une gendarme femme, puis s'est jeté sur un collègue masculin, dont la vie a été sauvée par sa tenue. Il a crié : «Il ne fallait pas tuer nos femmes et nos enfants, on va voir qui va triompher sous l'Arc de Triomphe».
Les forces de l'ordre ont répliqué par des tirs d'arme à feu, neutralisant l'assaillant qui a été transporté à l'hôpital dans un état critique avant de décéder de ses blessures, a annoncé le parquet national antiterroriste (PNAT). Ce dernier a ouvert une enquête, avec l'intervention de la section antiterroriste de la brigade criminelle et de la DGSI. Brahim B., de confession musulmane, avait été condamné en 2013 à 17 ans de prison en Belgique pour avoir poignardé deux policiers lors d'un contrôle à Molenbeek le 8 juin 2012. Libéré, il était inscrit au fichier Micas en France, sous contrôle judiciaire et géolocalisé par la police.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu sur les lieux et a déclaré : «Il y a eu un homme qui a tenté d’agresser avec une arme blanche des militaires de la gendarmerie et notamment de la musique de la gendarmerie qui préparait la cérémonie». Le président Emmanuel Macron a exprimé sur X la solidarité de la Nation au gendarme blessé et ses pensées aux collégiens présents ainsi qu'aux membres du Comité de la Flamme. La place de l'Étoile a été temporairement bouclée, avec une présence accrue des forces de sécurité.