Police arresting nine ultraleft suspects, including an LFI aide, outside Sciences Po Lyon after nationalist militant Quentin Deranque's fatal assault.
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Neuf suspects interpellés dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon

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Quentin Deranque, un militant nationaliste de 23 ans, est mort samedi 14 février 2026 des suites d'une agression survenue jeudi soir à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Neuf suspects, dont le collaborateur parlementaire Jacques-Élie Favrot du député LFI Raphaël Arnault, ont été interpellés mardi, la plupart étant d'anciens membres du groupuscule d'ultragauche Jeune Garde, dissous en 2025.

Le 12 février 2026, vers 18 heures, des affrontements ont opposé des militants d'ultragauche et d'ultradroite près de Sciences Po Lyon, lors d'une conférence organisée par l'association Eurôka avec Rima Hassan. Quentin Deranque, membre du collectif identitaire Némésis, s'est retrouvé isolé avec deux autres personnes et a été jeté au sol, puis frappé par au moins six individus masqués et cagoulés, selon le procureur de Lyon Thierry Dran. Souffrant d'un traumatisme crânien majeur et d'une fracture temporale droite, il a été transporté à l'hôpital et déclaré mort deux jours plus tard.

L'enquête pour 'homicide volontaire' et 'violences aggravées' a identifié six principaux suspects, tous d'anciens membres de la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste fondé en 2018 par Raphaël Arnault, député LFI condamné en 2022 à quatre mois de prison avec sursis pour violences volontaires en réunion. Neuf interpellations ont eu lieu mardi 17 février : cinq l'après-midi et quatre le soir, dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, Drôme et Aisne. Parmi eux, Jacques-Élie Favrot, 25 ans, collaborateur de Raphaël Arnault, présent sur place ce soir-là. Arnault a annoncé sur X avoir engagé la procédure pour mettre fin au contrat de Favrot, qui a cessé ses activités parlementaires.

À l'Assemblée nationale, une minute de silence a été observée mardi avant les questions au gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exhorté LFI à 'faire le ménage dans vos rangs', rappelant l'interpellation d'un assistant parlementaire. 'Sans présager de la suite de l'enquête et attenter à la présumtion d'innocence, je redis que oui, le ménage doit être fait dans vos rangs. Et vite', a-t-il écrit sur X. Jean-Luc Mélenchon a rejeté ces 'leçons', affirmant : 'Nous n’acceptons pas les leçons que nous donne Monsieur le premier ministre'. Mathilde Panot, cheffe de file LFI, a dénoncé une 'responsabilité morale imaginaire' et critiqué l'absence de sécurité malgré les alertes sur la présence de Némésis. Gérald Darmanin a accusé : 'La Jeune Garde tue, et La France insoumise devrait le condamner'. Olivier Faure (PS) a jugé que LFI 'ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent'.

Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a annoncé qu'il n'y aurait plus de meetings universitaires en cas de risques de troubles à l'ordre public, via une circulaire aux préfets et recteurs.

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