Élève de 14 ans mis en examen pour tentative d'assassinat sur sa professeure à Sanary-sur-Mer

Un élève de 14 ans a été mis en examen pour tentative d'assassinat après avoir poignardé sa professeure d'arts plastiques mardi au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer. L'adolescent, qui a confessé une haine envers l'enseignante due à des incidents disciplinaires, a été placé en détention provisoire. Emmanuel Macron a exprimé son soutien à la victime et appelé à renforcer la sécurité dans les écoles.

L'agression s'est produite mardi dans une classe du collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer, dans le Var. Un élève de troisième, âgé de 14 ans et qui aura 15 ans dans un mois, a poignardé sa professeure d'arts plastiques avec un couteau pris dans la cuisine familiale. L'enseignante, qui exerce au collège depuis 28 ans, a été évacuée à l'hôpital avec un pronostic vital engagé initialement. Elle a subi plusieurs opérations chirurgicales, et son état de santé reste préoccupant ce jeudi, les médecins se montrant réservés sur son pronostic vital.

L'adolescent a été placé en garde à vue après les faits et a rapidement confessé auprès des enquêteurs. Il a expliqué éprouver «de la haine» envers sa professeure, qu'il accusait d'injustice pour plusieurs avertissements. Les enquêteurs ont relevé dix incidents sur son espace Pronote, dont cinq émanant de cette enseignante, pour des faits de retard, bavardage ou propos irrespectueux. «Toute la matinée, il n’a pensé qu’à une chose : assassiner sa professeur d’arts plastiques», a révélé le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, lors d'une conférence de presse. Le mineur avait prémédité son geste, ayant recherché sur internet la différence entre meurtre et assassinat quelques jours avant. Il a ajouté vouloir «la planter pour qu’elle ait mal» et s'est dit regretter son acte comme un «coup de folie», craignant une exclusion des cours.

Ce jeudi, l'élève a été mis en examen pour «tentative d’assassinat» et placé en détention provisoire, encourant jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Sa famille n'a pas compris son geste, et aucune connotation religieuse ou politique n'a été relevée à ce stade. L'avocate de l'adolescent, Me Margaux Albertini-Loiseau, a souligné que son client coopère avec la justice et se soucie de la survie de la victime.

Dans un entretien accordé à Brut ce jeudi, Emmanuel Macron a apporté son «soutien entier» à l'enseignante, sa famille, ses collègues et les élèves témoins. «Les profs ne doivent pas avoir peur quand ils vont enseigner», a-t-il martelé, refusant de commenter les conditions de l'attaque en cours d'enquête. Le président a appelé à ne «rien céder» face à la violence scolaire, proposant de renforcer les mesures de sécurité, la lutte contre les narcotiques, la sensibilisation des parents et les contrôles de sacs à l'entrée des établissements.

Ce drame s'inscrit dans un contexte de hausse de la violence en milieu scolaire. En février 2025, le gouvernement avait noté une augmentation de 15% des signalements d'armes blanches dans les écoles. Entre mars et décembre 2025, 12 000 contrôles aléatoires ont permis de découvrir 525 armes blanches, selon le ministre de l'Éducation Édouard Geffray. Une cellule psychologique a été mise en place au collège pour les élèves et le personnel.

Articles connexes

Emergency response at Sanary-sur-Mer school after teacher stabbing by student.
Image générée par IA

Enseignante poignardée par un élève de 14 ans à Sanary-sur-Mer

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Une enseignante d'arts plastiques d'une soixantaine d'années a été grièvement blessée au couteau par un élève de 14 ans dans son collège de Sanary-sur-Mer, dans le Var, ce mardi 3 février 2026. L'adolescent a été placé en garde à vue pour tentative d'assassinat, sans motif religieux ou politique apparent. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, s'est rendu sur place et a annoncé que l'état de la victime se stabilise après une opération.

Un collégien de 14 ans a grièvement blessé sa professeure d'arts plastiques à coups de couteau au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer, dans le Var. Lors de sa garde à vue, il a avoué avoir prémédité son geste par excès de haine. L'état de santé de la victime de 60 ans reste préoccupant.

Rapporté par l'IA

Une collégienne de 12 ans, élève de 5e dans un collège d'Ille-sur-Têt, s'est suicidée dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 janvier. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de sa mort, avec une piste de harcèlement évoquée à partir d'un écrit laissé par l'adolescente. Le rectorat a activé une cellule d'écoute pour les élèves.

Une semaine après l'assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, les ministres de l'Intérieur Laurent Nuñez et de la Justice Gérald Darmanin se sont rendus dans la ville jeudi 20 novembre 2025. Ils ont affirmé que le narcotrafic représente une menace au moins équivalente au terrorisme et promis de renforcer les moyens judiciaires. L'événement vise à répondre à l'émoi provoqué par ce crime présumé d'intimidation contre la lutte antidrogue.

Rapporté par l'IA

La ministre Aurore Bergé a déposé un projet de loi-cadre comportant 53 mesures pour prévenir et sanctionner les violences faites aux femmes et aux enfants. Ce texte, réclamé par les associations féministes, intervient à la veille de la Journée internationale de lutte contre ces violences. Il s'inscrit dans un contexte de signalements accrus d'agressions sexuelles dans le périscolaire parisien.

La police nationale a interpellé un homme de 49 ans à Leganés, présumé auteur de l’homicide de son frère de 53 ans, poignardé dans leur domicile. L’incident s’est produit jeudi à 15 h 00 à la suite d’un appel signalant une violente dispute. Il s’agit du troisième décès par arme blanche dans la région de Madrid pendant cette période de Noël.

Rapporté par l'IA

La justice de Santa Fe a prononcé une interdiction totale de diffusion de la vidéo montrant le meurtre de Jeremías Monzón, un adolescent de 15 ans poignardé 23 fois par trois mineurs fin décembre à Santo Tomé. La juge Silvina Inés Díaz a accédé à la demande des avocats de la famille, ordonnant aux plateformes et médias de supprimer toute trace filmée ou audio de l'attaque. Le matériel a commencé à circuler sur les réseaux sociaux et applications de messagerie mi-janvier.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser