Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur jeudi à 23h00 heure de Paris, annoncé par le président américain Donald Trump après des discussions avec les dirigeants des deux pays. Des tirs nourris d'armes automatiques et de RPG ont éclaté peu après dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Aucune frappe israélienne n'a été signalée dans l'heure suivante.
Le président américain Donald Trump a annoncé le cessez-le-feu jeudi, affirmant avoir eu d'excellentes conversations avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. La trêve débute à 23h00 heure de Paris, après un mois et demi de conflit impliquant le Hezbollah, qui a rejoint la guerre en mars en solidarité avec l'Iran.
Peu après minuit, des journalistes de l'AFP ont entendu des tirs nourris dans la banlieue sud de Beyrouth, se prolongeant plus d'une demi-heure. Des images montrent des déplacés rentrant au sud du Liban, certains agitant des drapeaux du Hezbollah. L'armée libanaise et le Hezbollah ont appelé à reporter les retours jusqu'à clarification.
Le Liban s'engage à des «mesures concrètes» pour empêcher les attaques du Hezbollah contre Israël, selon le département d'État américain, tandis qu'Israël se réserve le droit de légitime défense. Le Hezbollah conditionne son respect à un arrêt total des hostilités israéliennes. Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a salué la trêve et appelé tous les acteurs à la respecter pleinement.
Trump a invité Aoun et Netanyahou à la Maison-Blanche dans les quatre ou cinq prochains jours pour leur première rencontre en 44 ans. Des réactions positives sont venues de l'Iran, de l'Arabie saoudite et de dirigeants européens comme Antonio Costa et Ursula von der Leyen.