La Direction du Budget a publié le sixième bilan sur les sumarios pour abus de congés maladie parmi les agents publics, identifiant 28 028 cas jusqu'en octobre. Le rapport met en lumière des irrégularités telles que des voyages à l'étranger entre 2023 et 2024, avec des rémunérations estimées à 36,008 millions de dollars pendant les absences. Le Trésor vise à transparenter les processus et à protéger les ressources publiques.
La Direction du Budget (Dipres) du Ministère des Finances a publié jeudi le sixième bilan sur les sumarios administratifs ouverts pour irrégularités dans les congés maladie des agents publics. Ce rapport répond aux engagements pris après le Rapport consolidé d'information circularisée (CIC) de la Contraloría General de la République (CGR), qui a détecté des manquements tels que des voyages à l'étranger pendant les périodes de repos entre 2023 et 2024.
Au 15 octobre, 28 028 agents de niveau central ont été signalés impliqués, une légère augmentation par rapport aux 27 778 précédents, attribuée à de nouveaux cas de sorties du pays dans les services régionaux. Parmi eux, 23 140 occupent toujours leurs postes et 4 888 ne le font plus, bien que 2 670 de ces derniers soient encore soumis à des sumarios. Au total, 25 810 personnes nécessitent des procédures disciplinaires, réparties comme suit : 35 % pour sorties du pays, 1 % pour assistances à des naissances, 5 % pour émetteurs enquêtés pénalement, 6 % pour sorties dans les Forces armées et Ordre et Sécurité, 23 % pour fréquentation de casinos, et 30 % pour sorties régionales.
Sur les sumarios, 22 954 ont été instruits, dont 20 794 en cours et 2 160 clos, parmi lesquels 562 font l'objet de résolutions exécutoires. La durée moyenne des congés concernés est de 21,9 jours, et il est estimé que les agents ont perçu 36,008 millions de dollars en rémunérations pendant ces périodes d'absence.
Le Trésor a ordonné aux institutions du gouvernement central d'engager des procédures disciplinaires, y compris des refus de congés le cas échéant, afin d'assurer le respect du dû processus et une gestion appropriée des ressources publiques face à ces cas d'abus.