Au Kenya, les chirurgiens esthétiques ont exposé les évaluations médicales et psychologiques détaillées requises avant toute intervention, soulignant que les autorisations ne sont pas immédiates.
Le dermatologue esthétique Pranav Pancholi, PDG de la clinique Avane, a décrit comment les établissements effectuent des examens psychologiques préopératoires pour évaluer les attentes et la santé mentale des patients. Ces étapes peuvent prendre jusqu'à un mois et incluent des tests pour des troubles tels que la dysmorphophobie.
M. Pancholi a mis en garde contre les risques liés aux cliniques non réglementées, soulignant que des interventions telles que les liftings brésiliens proposés à 120 000 KES peuvent être dangereuses. Il s'est exprimé lors de l'inauguration du premier centre de chirurgie plastique et reconstructrice du Kenya, qui proposera de la chirurgie esthétique mammaire ainsi que des soins reconstructeurs pour les survivantes de mutilations génitales féminines.
Un autre chirurgien, Shaban Saidi, a insisté sur le fait que les évaluations psychologiques sont obligatoires. Il a précisé que les patients souhaitant remodeler leur corps doivent s'engager à modifier leur régime alimentaire et leur mode de vie après l'opération, car la liposuccion élimine les cellules graisseuses, mais celles-ci peuvent se développer à nouveau en l'absence de bonnes habitudes.