La Commission sur l'éthique et la lutte contre la corruption (EACC) a annoncé des réalisations significatives pour l'exercice financier 2024/2025, récupérant 3,4 milliards de KSh en actifs acquis illégalement et prévenant la perte de 16,5 milliards de KSh de fonds publics. Le rapport de la Commission met également en lumière 22,9 milliards de KSh en actifs acquis illégalement et inexpliqués.
Dans son Rapport des activités et états financiers pour l'exercice 2024/2025, l'EACC a détaillé ses progrès majeurs dans la lutte contre la corruption, récupérant 3,4 milliards de KSh en actifs acquis illégalement et évitant la perte de 16,5 milliards de KSh de fonds publics. Elle a également identifié des actifs acquis illégalement et inexpliqués d'une valeur de 22,9 milliards de KSh, portant le total à près de 43 milliards de KSh selon le rapport. Dirigée par la présidente Dr David Oginde et le secrétaire/PDG Abdi A. Mohamud, la Commission a traité 4 183 plaintes liées à la corruption, aux crimes économiques et à l'éthique, dont 1 846 jugées valides pour enquête, soit une augmentation de 44,1 % par rapport à l'année précédente. Elle a achevé 175 enquêtes et transmis des dossiers au Bureau du directeur des poursuites publiques (ODPP) pour action, couvrant des cas de corruption, de pots-de-vin, de conflits d'intérêts et d'abus de pouvoir dans les gouvernements nationaux et régionaux. Les enquêtes de l'EACC ont révélé des irrégularités dans les marchés publics de plusieurs milliards de shillings et des schémas d'émigration, perturbant au moins 14 accords corrompus prévus et économisant plus de 16,5 milliards de KSh. La Commission a effectué 166 contrôles aléatoires dans les bureaux publics, y compris à la Kenya Revenue Authority (KRA), au ministère des Terres et au Service de police nationale, trouvant 152 agents non conformes. Ces résultats ont conduit à des renvois disciplinaires et de nouvelles enquêtes. Sur le plan préventif, l'EACC a lancé le Guide pratique pour l'évaluation et la gestion des risques de corruption à l'intention des institutions publiques et a développé de nouveaux codes de leadership et d'intégrité pour la Commission du service judiciaire et les agents de l'État. Via la National Integrity Academy (NIAca), elle a formé des agents publics et mené des programmes de sensibilisation dans les écoles pour promouvoir un leadership basé sur les valeurs chez les jeunes kenyans. À l'international, l'EACC a renforcé ses liens avec le Conseil consultatif de l'Union africaine contre la corruption et a lancé le Forum des praticiens africains de la récupération d'actifs (AARP) pour améliorer le suivi transfrontalier et la rapatriement des actifs volés. Malgré ces avancées, le rapport note des défis persistants, dont des lacunes dans le cadre légal, des interférences avec les témoins et des ressources limitées. L'EACC a réaffirmé son engagement envers l'intégrité et la responsabilité, saluant 2024/2025 comme une année charnière dans les efforts anti-corruption du Kenya.