Lors de la dernière réunion du Comité central de gestion de crise, dans le contexte de la crise militaire américano-israélo-iranienne en cours, l'Égypte a levé l'heure de fermeture obligatoire de 23h pour les commerces, les centres commerciaux et les restaurants, tout en lançant un programme d'incitation à l'énergie solaire pour les foyers et les usines. Cette décision fait suite aux mesures d'austérité et aux augmentations de salaires de mars. Le porte-parole du gouvernement, Mohamed El-Homosany, a confirmé ces approbations.
Le Premier ministre Mostafa Madbouly, qui a présidé la réunion d'avril consacrée à l'examen des répercussions économiques locales, régionales et mondiales, a ordonné le déploiement rapide de l'initiative de transition vers l'énergie solaire, plaçant les énergies renouvelables au premier plan de l'agenda gouvernemental. Le comité développe des scénarios basés sur la durée et l'ampleur du conflit, en se coordonnant pour sécuriser les réserves stratégiques de produits de base et pétroliers conformément aux directives du président Abdel Fattah al-Sisi. Madbouly a insisté sur une surveillance stricte du marché pour endiguer les manipulations, garantir la disponibilité des marchandises à des prix équitables, rationaliser les dépenses publiques et promouvoir la conservation de l'électricité et du pétrole dans un contexte de perturbations. Le ministre du Plan, Ahmed Rostom, a fait référence aux prévisions du FMI selon lesquelles la croissance mondiale ralentirait à 3,1 % en 2026 contre 3,4 % en 2025, celle de la région MENA à 1,1 % en raison de la hausse des prix de l'énergie et des denrées alimentaires et de la prudence des investisseurs, et celle du commerce mondial à 2,8 %. Les participants comprenaient le vice-Premier ministre Hussein Issa, le gouverneur de la Banque centrale Hassan Abdalla, ainsi que divers ministres, s'inscrivant dans le prolongement des sessions précédentes.