Le Conseil égyptien des exportations de produits chimiques et engrais prépare un mémorandum complet pour le Premier ministre Mostafa Madbouly avant le 15 janvier, détaillant des mesures exécutives pour stimuler l'investissement industriel. Les investissements dans le secteur chimique devraient atteindre environ 1,8 milliard de dollars en 2026 et 2027. Les exportations chimiques ont progressé de 10 % de janvier à octobre 2025.
Le conseil, présidé par Khaled Abou El Makarem, regroupe les avis et propositions des entreprises du secteur afin de produire un document de politique intégré reflétant les priorités de croissance pour la phase à venir. Le mémorandum mettra l'accent sur des incitations pratiques à l'investissement pour attirer de nouveaux projets, permettre des expansions pour les fabricants existants, soutenir une fabrication locale plus poussée et accroître la pénétration des marchés internationaux.
Des investissements totalisant environ 1,8 milliard de dollars sont attendus en 2026 et 2027, portés par des expansions en cours et de nouvelles initiatives, en particulier dans les engrais, les produits chimiques de base et les produits chimiques spécialisés. Ces investissements impliqueront les secteurs public et privé, stimulés par des améliorations de l'infrastructure industrielle, de l'environnement des affaires et de l'orientation gouvernementale vers des investissements productifs tournés vers l'exportation.
Abou El Makarem a indiqué que la période à venir sera marquée par une coordination plus étroite entre le gouvernement et les conseils d'exportation pour élaborer une carte claire des investissements pour le secteur, en priorisant la localisation des industries stratégiques, l'utilisation optimale des ressources domestiques et le renforcement de la compétitivité mondiale des produits chimiques égyptiens. Le mémorandum proposera également des mécanismes de financement dédiés pour soutenir les investissements industriels et orientés vers l'exportation, accélérant l'exécution des projets et la croissance des capacités.
Lors d'une récente réunion avec les responsables des conseils d'exportation, le Premier ministre Mostafa Madbouly a souligné la nécessité de doubler les investissements locaux, de promouvoir une implication efficace du secteur privé et de formuler un plan d'investissement quinquennal complet en concertation avec la communauté des affaires.
Mohamed Mageed, directeur exécutif du conseil, a rapporté que les exportations chimiques ont atteint 7,723 milliards de dollars de janvier à octobre 2025, en hausse de 10 % par rapport à 7,027 milliards en 2024. Les engrais ont dominé avec 2,244 milliards de dollars (hausse de 13 %), suivis des plastiques à 1,802 milliard et des produits pétrochimiques à 1,402 milliard (hausse de 22 %). D'autres catégories ont enregistré des gains, dont les produits chimiques inorganiques (+25 %), les détergents (+10 %), les peintures et encres (+9 %), les produits verriers (+13 %), les intermédiaires chimiques organiques (+20 %), les produits en caoutchouc (+6 %) et les adhésifs (+38 %). Les piles sèches et batteries ont bondi de 72 %.
Les principaux marchés de destination incluent l'Italie, la Turquie, le Brésil, l'Espagne, la France, la Libye, la Belgique, le Liban, le Maroc et l'Algérie, représentant plus de 56 % des exportations totales. Des croissances notables ont été observées vers le Brésil, l'Espagne, la France et la Libye, propulsées par la demande en engrais, produits pétrochimiques, produits chimiques inorganiques, produits verriers et détergents. Les exportations vers le Brésil concernent des engrais, pesticides, résines, plastiques, articles de table, objets en verre, détergents, produits chimiques organiques et inorganiques, intermédiaires, vernis et peintures.
Le conseil vise 9,5 milliards de dollars d'exportations totales de produits chimiques et engrais d'ici la fin de 2025, avec un objectif de poursuite de la croissance en 2026.