Le Parlement européen a approuvé un affaiblissement de la directive sur les chaînes d'approvisionnement, les conservateurs du PPE votant aux côtés des partis d'extrême droite. Le leader du PPE, Manfred Weber, rejette les accusations de dépendance envers les extrémistes. Les critiques y voient une trahison des principes de l'UE.
Au Parlement européen, le Parti populaire européen conservateur (PPE) a voté en faveur d'une assouplissement de la directive de l'UE sur les chaînes d'approvisionnement, à l'instar de l'AfD et d'autres partis d'extrême droite. Cela a suscité de vives critiques, le PPE semblant violer le cordon sanitaire contre les extrémistes.
Manfred Weber, politicien CSU et leader du PPE, a rejeté l'accusation sur ZDF : « Nous, en tant que Parti populaire européen, n'avons jamais tendu la main à un quelconque populiste de droite au Parlement européen, ne les avons pas aidés à accéder au pouvoir ni assistés dans leurs fonctions. » Il a souligné que les votes de l'AfD n'ont pas été déterminants pour la majorité et qu'il n'y a aucune dépendance envers les forces d'extrême droite.
Janina Böttger, porte-parole de la politique européenne pour Die Linke au Bundestag allemand, a critiqué : « Les conservateurs propulsent les ennemis de l'Europe au pouvoir décisionnel — au lieu de les isoler. » Elle a vu dans cette coopération une trahison de l'idée fondatrice de l'UE.
Weber a accusé les sociaux-démocrates de ne pas avoir soutenu un compromis négocié. Le vote lance « le premier grand paquet de dé-bureaucratisation ». À l'origine, la loi obligeait les entreprises de plus de 1 000 employés et un chiffre d'affaires annuel de 450 millions d'euros à prévenir les violations des droits de l'homme et la pollution environnementale dans les chaînes d'approvisionnement. Désormais, le seuil est relevé à 5 000 employés et 1,5 milliard d'euros.