L’Égypte doit recevoir 1 milliard d’euros de l’Union européenne ce jeudi dans le cadre du mécanisme d’assistance macrofinancière, après avoir mis en œuvre 16 mesures économiques et structurelles du Programme national de réforme structurelle. La ministre du Plan, du Développement économique et de la Coopération internationale Rania Al-Mashat l’a annoncé lors d’une conférence de presse conjointe avec Gelsomina Vigliotti, vice-présidente de la Banque européenne d’investissement.
Rania Al-Mashat, ministre égyptienne du Plan, du Développement économique et de la Coopération internationale, a annoncé que le pays recevra ce jeudi un décaissement de 1 milliard d’euros de l’Union européenne dans le cadre de la deuxième phase du mécanisme d’assistance macrofinancière (MFA), d’un total global de 5 milliards d’euros. Cela fait suite à la signature d’un mémorandum d’entente lors du sommet égypto-européen à Bruxelles le 22 octobre 2025, et après une précédente tranche de 1 milliard d’euros en janvier 2025. Le gouvernement égyptien a réalisé à ce jour 38 réformes, dont 22 mesures liées au premier décaissement et 16 récentes impliquant une coordination entre la Banque centrale d’Égypte et les ministères des Finances, de l’Investissement et de l’Électricité pour améliorer la gestion des finances publiques et simplifier les licences d’investissement. Les réformes budgétaires clés incluent le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, l’activation des amendements à la loi sur la gestion des finances publiques et l’adoption d’un cadre budgétaire à moyen terme via un protocole de coordination formel. Dans la transition verte, le gouvernement a émis une décision du Premier ministre sur les redevances pour l’extraction d’eau souterraine non agricole, accompagnée de directives ministérielles pour le forage et l’exploitation des puits. Il a également approuvé un tarif d’injection révisé pour les projets d’énergie à partir de déchets, désigné l’écosystème marin de la mer Rouge comme zone protégée et élargi l’unité de planification énergétique du Cabinet pour couvrir la planification stratégique. Les efforts de protection sociale ont étendu les programmes de transfert d’argent Takaful et Karama à 4,7 millions de ménages fin 2024, accru les initiatives de microfinance et lancé la plateforme électronique « Mehany 2030 » pour développer les compétences des jeunes et soutenir la transition de l’emploi informel vers formel. Al-Mashat a déclaré : « Ces réformes reflètent la confiance de l’Union européenne dans le programme national égyptien et son soutien aux efforts de l’État pour renforcer la stabilité financière ». Avec 3 milliards d’euros restants en deux tranches tout au long de 2026, le financement offre un espace budgétaire plus large pour les dépenses de protection sociale, de santé et d’éducation tout en atténuant les pressions financières à court terme grâce à des conditions concessionnelles.