La Sous-secrétariat à la prévention du délit (Subsecretaría de Prevención del Delito) a annoncé lundi le lancement de rapports hebdomadaires préliminaires sur les victimes d'homicide. Le premier rapport fait état de 97 victimes entre l'investiture du président José Antonio Kast et le 12 avril, soit une augmentation de 2,1 % par rapport à 2025. Sur une base annuelle, les chiffres indiquent une baisse de 12,8 %.
La sous-secrétaire Ana Victoria Quintana a présenté le premier rapport hebdomadaire, couvrant la période du 11 mars au 12 avril à midi. Les données du ministère de la Sécurité ont enregistré 97 victimes d'homicide, soit deux de plus que sur la même période en 2025.
Sur une base annuelle, du 1er janvier au 12 avril, le nombre de victimes est passé de 312 en 2025 à 272 cette année, suivant une tendance à la baisse après avoir atteint 392 en 2022, 399 en 2023 et 367 en 2024. Mme Quintana a déclaré : « le discours du gouvernement sur la crise sécuritaire est efficace » et a noté une stabilisation des chiffres récents, avec 21 victimes la semaine dernière, soit une de plus que l'année précédente.
Ces nouveaux rapports, basés sur des données policières préliminaires, complètent les rapports semestriels officiels vérifiés par plusieurs institutions. Les autorités ont souligné l'importance de la transparence, même durant les semaines marquées par des hausses, et ont évoqué un retard accumulé sur quatre à cinq ans dû à une tolérance antérieure envers les bandes du crime organisé.
Des experts, dont l'ancienne ministre de l'Intérieur Carolina Tohá et Luis Toledo de l'Universidad San Sebastián, ont critiqué cette méthodologie préliminaire, mettant en garde contre les risques de confusion et une validation incomplète. Pablo Urquízar et Diego Sazo ont fait écho à ces préoccupations concernant l'utilisation de données non consolidées et les conflits potentiels avec des systèmes comme STOP. Des sources gouvernementales ont défendu leur utilisation pour la prise de décisions opérationnelles.