Jean-Luc Mélenchon defends Jeune Garde at a 'new media' press conference, realistic news illustration.
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Mélenchon défend la Jeune Garde lors d'une conférence de presse sélective

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Jean-Luc Mélenchon a tenu lundi une conférence de presse réservée aux «nouveaux médias» pour réaffirmer son soutien à la Jeune Garde, groupuscule antifasciste dont des membres sont accusés dans le lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon. Le leader de La France insoumise a exprimé sa «sympathie» et sa «fierté» envers ces militants, malgré les critiques croissantes au sein de la gauche. Cette intervention intervient dix jours après la mort du jeune militant nationaliste, survenue le 14 février 2026.

Le 23 février 2026, Jean-Luc Mélenchon a organisé une conférence de presse à La Fabrique, dans le 10e arrondissement de Paris, en excluant les médias traditionnels comme Le Monde, France Info ou Libération. Il a invité des «nouveaux médias» tels que Le Média et Blast, ainsi que des associations de gauche comme Alerte Racisme et des créateurs de contenu politiques. «Je n’ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi», a-t-il déclaré en préambule, avant de critiquer les «grands médias» et les chaînes télévisées qu'il compare à des «séances de l’inquisition».

Cette intervention vise à répondre à la polémique entourant la mort de Quentin Deranque, étudiant de 23 ans en mathématiques à l'Université Lyon 2, lynché le 14 février à Lyon par au moins six membres de l'ultragauche proches de la Jeune Garde. Le groupuscule, dissous en 2025, est soupçonné d'implication : Jacques-Élie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault et cofondateur de la Jeune Garde, a été mis en examen pour «complicité d’homicide volontaire par instigation». Mélenchon a réitéré sa «sympathie» et sa «fierté» d'avoir ces militants comme «alliés», affirmant que «l’acte inadmissible» à Lyon n'entache pas ce lien. «Nous ne chasserons pas de nos rangs le camarade Arnault», a-t-il insisté.

Il a accusé le collectif féministe identitaire Némésis, dont Deranque assurait la sécurité lors d'une manifestation contre la conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, d'avoir monté un «complot pour qu’il y ait une bagarre». Mélenchon a qualifié Deranque de «néonazi» préparant un «traquenard», tout en déplorant l'interdiction de telles déclarations. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a pour sa part défendu Arnault dimanche sur BFMTV : «Il n’a rien à voir là-dedans. Il ne porte en aucun cas le fait qu’on puisse tabasser un homme à terre jusqu’à sa mort».

Au sein de la gauche, des voix s'élèvent pour rompre avec LFI. À l'occasion du Salon de l'agriculture, Raphaël Glucksmann a exclu toute alliance municipale avec les Insoumis : «Vous ne verrez pas le logo de Place publique avec celui de La France insoumise». François Hollande a fustigé la «responsabilité de Jean-Luc Mélenchon», qui a «contribué à banaliser l’extrême droite», et affirmé que les socialistes ne peuvent plus s'allier avec LFI, qualifiée d'«extrême gauche». Mélenchon a ironisé : «C’est vous la gauche et moi non ? C’est une blague !».

Samedi 21 février, une marche hommage à Deranque a réuni 3200 personnes à Lyon, sous haute surveillance. Le parquet a ouvert deux enquêtes pour apologie de crime contre l'humanité (saluts nazis) et injures racistes/homophobes. Par ailleurs, Emmanuel Macron réunira mardi des responsables pour évaluer la lutte contre les groupes violents ultras ou extrêmes, visant un bilan des 49 dissolutions depuis 2017, dont celle de la Jeune Garde. Le président a rappelé : «Dans la République, aucune violence n’est légitime».

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