L'armée sud-coréenne a pris des mesures disciplinaires contre un haut officier de l'armée impliqué dans l'imposition éphémère de la loi martiale par l'ancien président Yoon Suk Yeol l'année dernière. Le ministère de la Défense a annoncé cette mesure mercredi. L'officier, chef du bureau des affaires juridiques de l'Armée, faisait partie des 34 personnes à bord d'un bus se dirigeant vers Séoul peu après que l'Assemblée nationale a voté la levée du décret.
Le ministère de la Défense a annoncé mercredi que le chef du bureau des affaires juridiques de l'Armée a reçu le deuxième niveau le plus bas de sanction disciplinaire pour son implication dans la tentative ratée d'imposer la loi martiale par l'ancien président Yoon Suk Yeol. Cela fait suite à un audit du ministère.
L'officier faisait partie des 34 personnes à bord d'un bus qui a quitté le quartier général de l'Armée à Gyeryong, dans la province du Chungcheong du Sud, pour Séoul peu après que l'Assemblée nationale a voté la levée du décret de loi martiale. Le bus est revenu environ 30 minutes après son départ. Gyeryong se trouve à environ 145 kilomètres au sud de Séoul.
En août, le bureau d'inspection du ministère a lancé une enquête interne pour vérifier les rôles des unités militaires mobilisées pour l'imposition éphémère de Yoon, avec des résultats attendus prochainement.
Le ministère a également récemment formé un groupe de travail dirigé par le ministre de la Défense pour enquêter sur l'implication des responsables militaires et du ministère dans les événements de la loi martiale. Cela intervient dans le cadre d'un examen plus large des actions de l'armée pendant l'incident, qui s'est déroulé fin de l'année dernière et a conduit à la destitution de Yoon.
Cette mesure disciplinaire souligne les efforts continus pour tenir responsables les personnes impliquées, en veillant à ce que l'armée respecte ses devoirs constitutionnels au milieu des troubles politiques.