Dans les tensions croissantes de la transition présidentielle chilienne, les ministres Camila Vallejo et Álvaro Elizalde ont critiqué le 11 janvier le durcissement du ton de l'opposition mené par le président élu José Antonio Kast, après ses récentes attaques fiscales. Ils ont défendu les avancées économiques et sécuritaires de Boric au milieu de discussions législatives au point mort, alors qu'un nouveau sondage montrait l'approbation du président à 33 % avant la passation des pouvoirs en mars.
S'appuyant sur les critiques de Kast le 8 janvier lors d'un forum Icare —où il a averti d'une passation fiscale désastreuse et de projets précipités comme la garde d'enfants universelle (Sala Cuna), le Système national de soins, la fin des prêts CAE via le Fonds d'éducation supérieure (FES) et la 'loi d'attache' du secteur public—, les ministres du gouvernement de Gabriel Boric ont intensifié leur contre-attaque. Dans une interview à TVN Estado Nacional le 11 janvier, la porte-parole du gouvernement Camila Vallejo a mis en lumière un gel des discussions avec l'opposition sur des initiatives clés, l'attribuant aux interventions récentes de Kast et de son équipe : « On dirait que le président élu a un peu tiré le frein... il s'est passé quelque chose », a-t-elle dit, notant des réponses bloquées aux avances. Le ministre de l'Intérieur Álvaro Elizalde, dans Mesa Central de Canal 13 le même jour, a renforcé les défenses antérieures de ministres comme Álvaro García, affirmant que le Chili est économiquement plus solide qu'en 2022. Il a cité la stabilisation, le contrôle de l'inflation, la retenue budgétaire sous le ministre des Finances Mario Marcel, l'évitement de la stagflation et des améliorations sécuritaires incluant moins d'entrées irrégulières aux frontières et une réduction de la violence rurale dans le sud. Elizalde a appelé à un dialogue constructif. Un sondage Criteria (6-8 jan.) a souligné les défis : l'approbation de Boric est tombée à 33 % (59 % de désapprobation), celle du gouvernement à 31 %, tandis que 58 % approuvent l'élection de Kast —supérieure à la satisfaction post-victoire de Boric en 2022—. À deux mois du 11 mars, ces échanges signalent une transition difficile.