Les motocyclistes perturbent la tranquillité à Neiva

Vendredi dernier, une horde de motocyclistes sans casque a paralysé la circulation à Neiva, en roulant à contresens et en utilisant les trottoirs. Cet incident met en lumière l'échec des autorités municipales à lutter contre les comportements abusifs et le bruit excessif. Les responsables locaux sont interrogés sur leur incapacité à exercer un contrôle efficace.

Vendredi dernier, le calme à Neiva a été perturbé par un grand groupe de motocyclistes, dont beaucoup sans casque, qui ont stoppé la circulation, ont roulé à contresens sur les axes principaux et ont utilisé les trottoirs pour se déplacer. Cela s'aggrave avec le comportement abusif de certains conducteurs de motos, qui ignorent les feux rouges, bloquent les passages piétons et ne respectent pas la priorité des piétons.

De plus, la ville fait face à une circulation fréquente de véhicules tard dans la nuit équipés d'énormes haut-parleurs diffusant de la musique à plein volume, et à des établissements de rumba fonctionnant sans horaires, dépassant les niveaux de décibels autorisés. Bien qu'il y ait un maire, un secrétaire au gouvernement et un secrétaire à la mobilité, des questions se posent sur le fait qu'ils remplissent pleinement leurs fonctions ou se contentent de percevoir leur salaire, de poser pour des photos et de donner des interviews.

À l'inverse, le maire de Bogotá a interdit la circulation des motos et des passagers en certaines zones pendant un week-end férié, obtenant des résultats positifs malgré des tentatives de blocus. À Neiva, cependant, l'autorité semble absente car ceux qui la détiennent ne l'exercent pas. Les camions-grues de la Mobilité enlèvent des motos mal garées dans des zones non problématiques, surtout les vendredis avant les jours fériés, mais il manque des agents là où les véhicules agissent en toute impunité.

Ce chaos n'est pas nouveau mais s'est aggravé ces dernières années sans que les responsables montrent la détermination pour y faire face. La loi 2450 de 2025, la loi anti-bruit, s'avère inutile si les exécutants sont occupés ailleurs. Il est regrettable que à Neiva, l'autorité ne réside pas chez le maire ou les responsables en raison d'un manque de cran ; c'est la loi du plus fort qui prévaut. Tant que les motocyclistes agissent en bande ou que les producteurs de bruit influencent les régulateurs, la ville ne trouvera pas d'ordre.

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