La Chambre fédérale a rejeté la demande de Pablo Toviggino, trésorier de l'AFA, de témoigner via Zoom et lui a ordonné de se présenter en personne le 11 mars aux tribunaux de Comodoro Py pour une évasion présumée de 19 350 millions de $. Claudio « Chiqui » Tapia, président de l'AFA, témoignera également le 12 mars dans la même affaire initiée par l'ARCA. L'enquête pointe des omissions systématiques dans les paiements fiscaux entre 2024 et 2025.
La justice argentine a intensifié les interrogatoires dans une affaire d'évasion fiscale contre l'Association du football argentin (AFA). Pablo Toviggino, trésorier de l'entité, ne peut pas témoigner à distance et doit se présenter en personne le 11 mars aux tribunaux de Comodoro Py, comme l'a résolu la Chambre criminelle économique. Les juges Carolina Robiglio et Roberto Hornos ont rejeté les arguments de la défense sur les risques pour son intégrité et la perte de tranquillité, affirmant qu'il n'y a aucun préjudice dans un interrogatoire en face à face exigé par le juge Diego Amarante. Les juges Carolina Robiglio et Roberto Hornos ont rejeté les arguments de la défense sur les risques pour son intégrité et la perte de tranquillité, affirmant qu'il n'y a aucun préjudice dans un interrogatoire en face à face exigé par le juge Diego Amarante. L'accusation, portée par l'ARCA (ancienne AFIP), affirme que l'AFA a systématiquement omis des paiements de TVA, d'impôt sur le revenu et de cotisations de retraite pour plus de 19 350 millions de $ entre 2024 et 2025. Selon les experts, les retenues prélevées sur les salaires n'ont pas été versées à l'État, malgré les fonds suffisants de l'AFA, comme le montrent les millions en dépôts à terme en pesos et en dollars. L'affaire a débuté fin 2025 après la détection d'irrégularités dans les comptes. Claudio « Chiqui » Tapia, président de l'AFA, a reporté sa déclaration au 12 mars en raison d'un changement d'avocats. Les deux dirigeants font l'objet d'une interdiction de sortie du territoire. La défense de l'AFA argue qu'il n'existe aucun délit et demande la clôture de l'affaire, mais le juge Amarante a refusé de suspendre les interrogatoires. En parallèle, l'on enquête sur le détournement de millions via des contrats fictifs vers des entreprises liées à Toviggino, avec des preuves de conversations, d'audios et de transferts de comptes à l'étranger vers des sociétés à Miami et en Espagne, sous la direction du juge Luis Armella. Par ailleurs, Patricia Bullrich a critiqué l'AFA pour ne pas avoir requis la rapatriation de Germán Giuliani lors des procédures concernant Nahuel Gallo, et a dénoncé une opération d'appropriation par l'entité. L'AFA a fixé son domicile dans la province de Buenos Aires et a annoncé qu'elle ne rendrait plus compte au gouvernement national.