Les parents d’élèves de la Trans Nzoia Secondary School ont affronté la police vendredi concernant l’arrestation de plusieurs candidats de Form Four accusés de préparer une émeute. Les mineurs ont été détenus toute la nuit sans informer les tuteurs, suscitant des inquiétudes sur le respect de la procédure légale. Les examens KCSE se concluant ce jour-là, les familles craignaient l’impact sur les performances de leurs enfants.
Le vendredi matin, 21 novembre 2025, les parents se sont rassemblés dans un poste de police du comté de Trans Nzoia, réclamant la libération immédiate de leurs enfants de la Trans Nzoia Secondary School. Les élèves de Form Four, qui se préparaient aux examens du Kenya Certificate of Secondary Education (KCSE), avaient été arrêtés la veille au soir, le 20 novembre, pour suspicion d’organiser un trouble à l’école.
Le groupe a souligné des manquements procéduraux, notant que les détenus mineurs avaient été gardés en cellule toute la nuit sans notification parentale. « Nous n’avons pas été informés des arrestations, alors que les enfants sont mineurs », a déclaré un parent, exprimant des craintes au milieu de ce qu’elle a qualifié d’insécurité nationale croissante. Un autre père a évoqué des préoccupations sanitaires pour son fils asthmatique, parti de chez lui sans vêtements chauds et ayant passé une nuit froide en détention. Il a exhorté les autorités à inculper les garçons ou à les libérer, en insistant sur le respect des normes légales.
Les tuteurs ont critiqué l’absence de déclarations des élèves et le manque de charges formelles ou d’enregistrements. Ils ont soutenu que le choc psychologique de la détention pourrait nuire aux résultats des examens, d’autant que le KCSE, commencé le 21 octobre, devait se terminer ce jour-là. Certains candidats risquaient de rater leurs dernières épreuves en raison de l’impasse.
Le président du conseil de gestion de l’école a rejoint la protestation, rapportant des négociations infructueuses avec l’officier commandant la station (OCS), qui a écarté leurs demandes. Il a reconnu l’aggravation de la situation, présenté des excuses et promis une résolution rapide. Cet incident met en lumière les tensions autour du bien-être des élèves pendant les examens nationaux à forts enjeux.