Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé une augmentation de 11 % des refus d’obtempérer en 2025, avec 28 200 cas enregistrés. Plus d’un tiers de ces incidents ont mis en danger la vie d’autrui, selon lui. Il a insisté sur une réponse ferme des forces de l’ordre face à cette tendance.
Le 3 février, lors d’une intervention sur TF1, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a révélé que 28 200 refus d’obtempérer ont été comptabilisés en 2025, marquant une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Cette annonce intervient après des incidents récents, dont neuf policiers blessés en vingt-quatre heures lors de tels refus, notamment à Nantes et en Seine-et-Marne.
Dans la nuit du lundi au mardi, deux nouveaux cas ont été signalés : l’un à Saint-Cyr-l’École dans les Yvelines, et l’autre entre Toulouse et Carcassonne, impliquant une poursuite de 94 kilomètres. « Il y a de moins en moins de respect de l’autorité », a déploré M. Nuñez.
Le ministre a rappelé ses instructions aux policiers et gendarmes : engager des poursuites systématiques. « La réponse sera toujours très ferme », a-t-il insisté, précisant que sur l’ensemble des refus d’obtempérer de 2025, « plus d’un tiers constituait une mise en danger de la vie d’autrui ».
Cette hausse souligne des tensions croissantes dans les interactions avec les forces de l’ordre, bien que les sources officielles mettent l’accent sur la nécessité d’une fermeté accrue pour protéger les agents et le public.