Une enquête non statutaire financée par le secteur privé, présidée par le député indépendant Rupert Lowe et soutenue par le groupe Restore Britain, affirme qu'au « minimum » 250 000 jeunes filles ont été victimes de réseaux organisés d'exploitation sexuelle d'enfants sur plusieurs décennies, tout en reconnaissant que les données nationales sont incomplètes et que l'ampleur globale ne peut être quantifiée avec précision.
Un rapport de première phase de cette commission d'enquête sur les réseaux de pédocriminalité, présidée par le député indépendant Rupert Lowe et promue par le groupe politique Restore Britain, allègue que des groupes organisés ont exploité sexuellement des enfants à travers le Royaume-Uni pendant des décennies.
Le résumé du rapport affirme qu'au « minimum » 250 000 jeunes filles ont subi des viols et une exploitation sexuelle répétés, décrivant ce chiffre comme une estimation tirée d'une déclaration passée à la Chambre des Lords et d'autres documents publiés précédemment, plutôt que comme un décompte basé sur un ensemble de données nationales exhaustif.
Le rapport d'enquête indique également avoir identifié des preuves d'activités dans au moins 149 districts d'autorités locales, un chiffre lié à une annexe répertoriant les zones où des réseaux sont connus pour avoir opéré.
Concernant la démographie des délinquants, le rapport affirme que les auteurs étaient « majoritairement » d'origine pakistanaise musulmane et cite une analyse qui aurait révélé qu'environ 87 % des délinquants condamnés dans certains cas d'exploitation sexuelle organisée d'enfants avaient des « noms distinctement musulmans ». Le rapport présente ce pourcentage comme étant tiré de « dossiers judiciaires et d'enquêtes officielles », mais ce chiffre n'est pas présenté comme une statistique nationale officielle par les autorités britanniques.
Le rapport allègue que les victimes — souvent décrites comme vulnérables et fréquemment issues de milieux blancs et populaires — étaient endoctrinées avec des cadeaux, de l'alcool et de la drogue, puis abusées dans des lieux tels que des maisons et des hôtels, et dans certains cas, victimes de traite entre villes.
Il soutient en outre que la police, les services sociaux et d'autres institutions ont échoué à plusieurs reprises à intervenir, affirmant que l'inquiétude concernant les tensions communautaires et la peur d'être perçu comme raciste ont contribué à une réticence à affronter les schémas d'exploitation en réseau.
Par ailleurs, un audit national commandé par le gouvernement et dirigé par la baronne Louise Casey, publié en juin 2025, a révélé des faiblesses majeures dans la manière dont les agences enregistrent et partagent les données sur l'exploitation sexuelle organisée des enfants, notamment des lacunes dans la collecte d'informations sur l'ethnicité. L'examen de Mme Casey a indiqué que le manque de données nationales cohérentes a entravé la compréhension des modèles et la prévention, et a cité des inquiétudes au sein des institutions concernant l'évocation de problèmes perçus comme racialement sensibles.
L'enquête de Restore Britain appelle à des réformes, notamment l'enregistrement obligatoire de l'ethnicité et de la nationalité des délinquants, ainsi que des mesures plus strictes pour les délinquants étrangers. Le groupe a déclaré qu'il avait l'intention de publier du matériel supplémentaire lors des phases ultérieures, bien que, contrairement à une enquête publique statutaire, il ne dispose pas des pouvoirs légaux pour contraindre des témoins ou exiger des preuves.