Dans une interview émouvante menée à distance en mai 2025, le cinéaste Rob Reiner a discuté de ses opinions sur Donald Trump, de l'héritage de This Is Spinal Tap et de son immersion dans la scène rock, quelques mois seulement avant sa mort soudaine. La conversation a mis en lumière sa passion pour la démocratie et le storytelling. Publiée intégralement maintenant, elle offre des aperçus sur la vie et la carrière de Reiner.
Contexte de l'interview
La dernière interview de Rob Reiner a eu lieu à distance en mai 2025, a duré une heure et était destinée à se concentrer sur le prochain Spinal Tap II: The End Continues. Cependant, la discussion s'est élargie pour couvrir sa carrière étendue, ses préoccupations politiques et son histoire personnelle. Tragiquement, Reiner est décédé soudainement cette semaine, rendant ces réflexions particulièrement significatives. L'audio complet est disponible sur Apple Podcasts et Spotify.
Opinions sur Donald Trump
Reiner a été franc sur Trump, en particulier en réponse aux menaces de l'ancien président contre Bruce Springsteen pour l'avoir qualifié de 'corrompu, incompétent et traître'. 'Bruce Springsteen a cent pour cent raison', a déclaré Reiner. 'Il faut être un imbécile pour ne pas penser que tout ce que Bruce Springsteen a dit est vrai.' Il a décrit Trump comme un échec qui excelle dans la désinformation mais a prédit qu'il échouerait à transformer les États-Unis en autocratie. Reiner a insisté sur la nécessité de se battre pour la démocratie, en se référant au service de son oncle lors du Jour J et à la survie de la mère de sa femme à l'Holocauste. 'Des millions de personnes sont mortes pour que le fascisme n'arrive pas sur nos rivages', a-t-il noté.
Réflexions sur This Is Spinal Tap
Reiner a discuté de l'attrait durable de son mockumentaire de 1984 This Is Spinal Tap, qu'il n'avait pas revu depuis des décennies mais qu'il a récemment revisité pour la suite. Il a expliqué son approche satirique des groupes de rock, inspirée de films comme Don't Look Back et The Last Waltz. 'Les satiristes se moquent de tout', a dit Reiner, notant le défi de mêler humour et émotion, comme la tension entre les membres du groupe Nigel et David. Il a inventé 'schnadling' pour désigner l'improvisation de dialogues, attribuant le succès du film aux talents de la distribution. Reiner a également partagé des anecdotes, comme avoir basé un personnage sur un vrai dirigeant musical et la coïncidence de la maquette de Stonehenge dans la tournée de Black Sabbath.
Points forts de carrière et racines rock
Reiner a réfléchi sur des films comme Misery, où il a modifié une scène du livre de Stephen King pour garder le protagoniste 'intact', et le mélange de genres dans The Princess Bride. Il a classé Stand By Me comme émotionnellement significatif et noté que trois de ses films figurent au National Film Registry. Ayant grandi dans la scène de Laurel Canyon dans les années 1960, Reiner a raconté des interactions avec Janis Joplin, Jim Morrison et d'autres lors de performances d'improvisation. 'J'étais au cœur de tout ça', a-t-il dit, soulignant le croisement entre comédie et rock.
L'interview met en évidence l'héritage de Reiner en tant que réalisateur ayant relié la télévision et le cinéma, en insufflant de la satire avec du cœur.