La Cour d'appel de San Miguel a unanimes confirmé un jugement obligeant la municipalité de San Ramón à verser 30 millions de pesos à un professeur agressé par un élève en 2023. L'enseignant a subi de graves fractures faciales lors de l'attaque dans un lycée municipal. Cette décision souligne l'échec de l'employeur à protéger l'intégrité du travailleur.
Le vendredi 6 décembre 2024, la Cour d'appel de San Miguel a unanimes confirmé le jugement rendu en juillet par le Tribunal du travail de San Miguel. La Troisième Chambre, composée des ministres María Carolina Catepillán Lobos, Carlos Farías Pino et Christian Carvajal Silva, a pleinement confirmé la condamnation contre la municipalité de San Ramón.
L'affaire concerne le professeur de mathématiques Miguel Niño, qui a été brutalement agressé le 30 octobre 2023 au Liceo Centro Educacional de San Ramón. L'attaque s'est produite lors d'une réunion où Niño a informé l'élève, initiales B.A.R.B., et son tuteur que le jeune devait redoubler en raison de mauvaises notes et d'absences. L'élève s'est jeté sur le professeur par derrière, le frappant à coups de poing et de pied, provoquant des fractures de l'os maxillaire supérieur, du palais dur, de l'os nasal et du septum.
Une plainte pénale pour homicide frustré par négligence a suivi. L'élève a été formellement inculpé, placé sous contrôle judiciaire national et condamné à deux ans de détention semi-fermée avec un programme de réintégration sociale.
En parallèle, le Collège des professeurs du Chili, par l'intermédiaire de son département juridique du conseil national, a poursuivi la municipalité pour manquement à son devoir légal de protéger l'intégrité du travailleur. Le tribunal a accueilli la demande, ordonnant 30 000 000 $ de dommages et intérêts moraux et 1 050 000 $ de dommages émergents, montants désormais confirmés par la cour supérieure.
Ce jugement met en lumière les responsabilités des employeurs dans les établissements éducatifs et l'impact de la violence scolaire au Chili, où des cas comme celui-ci soulignent la nécessité de mesures de sécurité renforcées pour les enseignants.