Le secrétaire d'État Marco Rubio a témoigné mardi devant le Congrès, où les sénateurs l'ont interrogé sur la guerre impliquant l'Iran et sur la date à laquelle le transport maritime par le détroit d'Ormuz pourrait reprendre, dans un contexte d'inquiétudes croissantes concernant les prix de l'énergie et l'économie mondiale.
L'audition de la commission des affaires étrangères du Sénat constituait la première occasion pour les législateurs d'interroger publiquement M. Rubio depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires contre l'Iran fin février, selon un rapport de NPR. Les sénateurs démocrates Chris Murphy, du Connecticut, et Cory Booker, du New Jersey, ont critiqué ce qu'ils ont qualifié d'impasse diplomatique et ont mis en garde contre des retombées économiques plus larges liées aux perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz. M. Rubio a déclaré aux sénateurs que la réouverture du détroit était la priorité immédiate et a lié les progrès des négociations plus larges aux actions de l'Iran en mer. Il a affirmé que les États-Unis ne lèveraient leur blocus des ports iraniens qu'une fois que l'Iran aura cessé de tirer sur les navires commerciaux, et il a précisé que l'allègement des sanctions américaines dépendrait de la négociation par l'Iran de limites relatives à son programme nucléaire. M. Rubio a également indiqué que les responsables américains étaient confrontés à des incertitudes au sein de la structure dirigeante iranienne. Il a déclaré aux législateurs que le guide suprême de l'Iran avait été tué au début du conflit et que son successeur — décrit comme le fils du dirigeant — n'était pas apparu en public, bien que M. Rubio ait précisé qu'il existait des indications selon lesquelles il serait en vie et communiquerait par écrit par l'intermédiaire d'intermédiaires. La sénatrice démocrate Jacky Rosen a critiqué M. Rubio pour ne pas avoir participé personnellement aux négociations organisées par le Pakistan plus tôt cette année. M. Rubio a justifié son absence en expliquant qu'il était « sur le même site » que le président Donald Trump lors de discussions cruciales et que l'équipe américaine au Pakistan était dirigée par le vice-président JD Vance, accompagné de l'envoyé Steve Witkoff et du gendre de M. Trump, Jared Kushner, a rapporté NPR.