Serge Blanco se lance dans la course à la mairie de Biarritz

À 67 ans, Serge Blanco, icône du rugby français, annonce sa candidature à la mairie de Biarritz, sa ville d'adoption, pour restaurer la confiance entre les habitants et la municipalité. Ancien joueur et dirigeant du Biarritz Olympique, il critique la fracture de la ville observée ces dernières années. Ses soutiens penchent vers le centre droit, sans positionnement partisan clair.

Serge Blanco, légende du rugby avec 93 sélections en équipe de France, a révélé sa candidature le 4 décembre via un communiqué à l'AFP. Né à Caracas en 1958 et arrivé à Biarritz enfant après le décès de son père, il exprime son attachement à cette commune de 25 000 habitants, historiquement ancrée à droite. « Depuis une dizaine d’années, j’ai vu Biarritz se fracturer. Le pacte de confiance entre les Biarrots et leur mairie s’est rompu », écrit-il, expliquant sa décision comme celle « d’un enfant de Biarritz » plutôt qu'un caprice.

Son engagement politique surgit après une manifestation mi-septembre contre un projet immobilier sur le site d'Aguilera, stade du Biarritz Olympique. Ce dossier oppose la maire sortante LR Maider Arosteguy à l'ancien président du club Jean-Baptiste Aldigé, qui a évoqué une délocalisation face aux tensions sur la modernisation du stade. Le club, quintuple champion de France, végète en ProD2 depuis 2022 avec des problèmes financiers. Blanco, à la tête de l'association du rugby amateur local, demande de « stopper l’improvisation » et met en avant trois priorités : une gestion financière rigoureuse, une transition écologique et une démocratie de proximité.

Surnommé « le Pelé du rugby » pour ses 38 essais en Bleu – record battu récemment par Damian Penaud –, Blanco a brillé avec deux Grands Chelems en 1981 et 1987, et une finale de Coupe du monde en 1987. Après une carrière de consultant et dirigeant (premier président de la Ligue nationale de rugby de 1998 à 2008), ses ventures entrepreneuriales en hôtellerie et thalassothérapie ont sombré, avec la liquidation de sa holding en janvier 2020. Trois mois après Jean-Michel Aulas à Lyon, il juge « grand temps de redonner à Biarritz l’élan qu’elle mérite ». La maire Arosteguy salue son « engagement » sans plus de commentaire.

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