Le gouverneur de Siaya, James Orengo, a exigé une explication officielle et le rétablissement immédiat de son dispositif de sécurité après son retrait sans préavis mardi soir.
Dans une déclaration publiée le 20 mai, Orengo a appelé l'inspecteur général de la police, Douglas Kanja, et le secrétaire du Cabinet à l'Intérieur, Kipchumba Murkomen, à fournir par écrit les motifs et l'autorité justifiant ce retrait. Il a également demandé que les agents soient immédiatement réaffectés à tous ses postes, y compris sa résidence de Nairobi. Orengo a qualifié cette décision de chasse aux sorcières politique. Il a souligné qu'aucun avertissement ou communication formelle n'avait été transmis et qu'aucun agent de remplacement n'avait été désigné. Selon lui, les fonctionnaires occupant des postes politiques ont droit à la protection de l'État en vertu de la Constitution. Le gouverneur s'est montré très critique à l'égard de la direction de l'Orange Democratic Movement et a organisé des manifestations contre la hausse des taxes sur les carburants. Des copies de sa lettre ont été envoyées au président du Conseil des gouverneurs, Ahmed Abdullahi, et à la commandante de la police du comté de Siaya, Lucy Kananu. Ni Kanja ni Murkomen n'avaient répondu au moment de la publication.