Le gouvernement espagnol a choisi la procureure Teresa Peramato, 63 ans, experte en violences de genre, pour remplacer Álvaro García Ortiz au poste de procureure générale. Cette décision fait suite à la condamnation par la Cour suprême de García Ortiz pour révélation de secrets. Peramato, qui compte 35 ans d’expérience, est reconnue pour son engagement féministe et son service public.
Le gouvernement espagnol a proposé Teresa Peramato, née à Salamanque et âgée de 63 ans, comme nouvelle procureure générale après la condamnation d’Álvaro García Ortiz. La Cour suprême a condamné García Ortiz à deux ans d’inéligibilité pour un délit de révélation de secrets lié à l’homme d’affaires Alberto González Amador, compagnon d’Isabel Díaz Ayuso. García Ortiz, qui restera en poste jusqu’à la nomination officielle, a présenté sa démission lundi dans une lettre adressée à la ministre de la Justice, exprimant son respect pour les décisions judiciaires et sa vocation de service public.
Peramato, procureure de carrière avec 35 ans de service, occupe actuellement le poste de procureure en chef de la section pénale au parquet de la Cour suprême et est la procureure déléguée pour la protection et la tutelle des victimes. Le ministre de la Présidence Félix Bolaños a salué sa carrière « impeccable » et « irréprochable », sa formation juridique « extraordinaire », ainsi que son « engagement féministe et son service public ». Elle sera la quatrième femme à occuper ce poste sous le gouvernement de Pedro Sánchez, après Consuelo Madrigal, María José Segarra et Dolores Delgado.
Sa carrière est marquée par la lutte contre les violences de genre : en 2005, elle a été nommée procureure déléguée pour la section violences faites aux femmes à Madrid, elle a participé au premier rapport annuel de l’Observatoire de l’État sur la violence à l’égard des femmes en 2007, et elle a exercé comme procureure contre les violences faites aux femmes de 2021 à 2025. L’Union progressiste des procureurs (UPF), qu’elle a autrefois présidée, la décrit comme dotée d’une « solvabilité technique reconnue » et met en avant sa défense des droits fondamentaux et la protection des victimes.
La proposition coïncide avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Yolanda Díaz a appelé à une mobilisation pacifique « dans les rues » contre l’arrêt de la Cour suprême, tandis que Pilar Alegría a opposé des manifestations respectueuses à un rassemblement de la Phalange. Le processus inclut un rapport non contraignant du CGPJ ce mercredi et une audition au Congrès. Le leader du PP Alberto Núñez Feijóo a exigé des exigences comme 20 ans d’expérience et l’absence de rôles politiques récents, mais Bolaños a affirmé que la loi convenue avec le PP était respectée.