Un différend sur la nomination d’un nouveau directeur a provoqué une crise à l’École alsacienne, prestigieux établissement privé parisien. Le conseil d’administration a choisi le candidat externe Nicolas L’Hotellier au détriment du favori interne Brice Parent, suscitant l’opposition de la direction actuelle et divisant les parents d’élèves.
L’École alsacienne, établissement privé réputé du 6e arrondissement de Paris, forme depuis longtemps les élites françaises, comme l’ancien Premier ministre Gabriel Attal qui y a étudié. Son directeur actuel, Pierre de Panafieu, quitte ses fonctions après vingt-quatre ans à la tête de l’établissement, surnommé « l’Alsa ».
Pour trouver son successeur, le conseil d’administration a lancé un appel public à candidatures et s’est fait assister par le cabinet de recrutement Michael Page. Parmi les candidats, Brice Parent, directeur adjoint et responsable du Grand collège – section spécifique couvrant collège et lycée à l’École alsacienne –, apparaissait comme le favori interne.
Le 16 novembre, un revirement inattendu s’est produit : après avoir auditionné trois finalistes, dont Parent, le conseil a écarté ce dernier et opté pour Nicolas L’Hotellier, un externe. Les enseignants et le personnel ont été informés de cette décision le dimanche suivant.
Cette nomination suscite une vive opposition de la direction sortante, qui conteste l’arrivée de L’Hotellier. Les parents d’élèves, eux, se divisent en deux camps, certains soutenant le choix du conseil, d’autres défendant Parent. « On ne sait pas ce que va devenir l’École », confie un parent, illustrant l’incertitude qui règne dans ces couloirs historiques.
Cette guerre de succession transforme le processus de recrutement en un véritable cauchemar, menaçant la stabilité de cet établissement emblématique.