La police de Tokyo a obtenu un mandat d'arrêt pour une femme thaïlandaise dans la vingtaine soupçonnée d'avoir violé les lois sur la protection de l'enfance en forçant sa fille de 12 ans à fournir des services sexuels dans un salon de massage érotique. La mère a amené la fillette au Japon fin juin et est actuellement détenue à Taïwan. Les autorités enquêtent également sur une possible implication dans le trafic d'êtres humains.
Le Département de police métropolitaine (MPD) de Tokyo a obtenu un mandat d'arrêt pour une mère thaïlandaise accusée d'avoir exploité sexuellement sa fille. La femme, dans la vingtaine, a amené sa fille de 12 ans au Japon fin juin. À son arrivée, elle a confié la fillette à un salon de massage avec chambres privées dans l'arrondissement de Bunkyo à Tokyo, où l'enfant a été contrainte de fournir des services sexuels. La mère aurait instruit sa fille sur la manière de réaliser ces actes, et la fillette dormait dans la cuisine du magasin tout en servant environ 60 clients sur une période d'un mois environ. Une partie des revenus a été transférée sur un compte lié à la mère.
L'affaire a été révélée en septembre lorsque la fillette a demandé de l'aide au Bureau régional des services d'immigration de Tokyo. Au début de ce mois, la police a arrêté le gérant du salon, Masayuki Hosono, 51 ans, pour des charges d'emploi d'un mineur en violation de la loi sur les normes du travail. La mère est actuellement détenue à Taïwan, et les enquêteurs examinent si des intermédiaires ou d'autres personnes étaient impliqués, y compris un possible trafic d'êtres humains.
Le mercredi 12 novembre 2025, le MPD a tenu des discussions avec un haut responsable de la police thaïlandaise en visite sur la gestion de l'affaire. Cet incident met en lumière les problèmes d'abus sur les enfants et de crimes sexuels, avec des implications pour les relations entre la Thaïlande et le Japon.