Le vice-président du FDP, Wolfgang Kubicki, a lancé sa candidature à la tête du parti, poussant le président sortant Christian Dürr à retirer la sienne pour soutenir Kubicki et préserver l'unité. Le dirigeant du FDP en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Henning Höne, reste en lice avant le congrès de fin mai.
Le vice-président du FDP, Wolfgang Kubicki, 74 ans, député du Schleswig-Holstein en poste depuis 1990 et ancien vice-président du Bundestag, a annoncé sa candidature à la présidence fédérale le dimanche de Pâques (5 avril). Dans un entretien accordé à Bild am Sonntag, il a déclaré : "Je veux un parti qui mène les débats politiques dans ce pays avec une nouvelle confiance en soi, au lieu de les subir." Kubicki s'est engagé à restaurer le succès du parti, envisageant un FDP clair et axé sur la liberté, et proposant Martin Hagen au poste de secrétaire général. Son bureau a confirmé ces projets à la Deutsche Presse-Agentur (dpa).
Le président sortant Christian Dürr, qui prévoyait initialement de briguer un nouveau mandat, s'est retiré après l'annonce de Kubicki. S'exprimant dans le journal Bild, Dürr a déclaré : "Je n'ai aucun doute sur le fait que le FDP renouera avec le succès. La condition préalable est une formation unie. J'y contribue, je soutiens Wolfgang Kubicki et je ne serai pas candidat." Un porte-parole du parti l'a confirmé à la dpa. Le bureau exécutif fédéral prévoit de démissionner en bloc lors du congrès.
La course reste disputée, le leader du FDP en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Henning Höne, ayant réaffirmé sa candidature avec le soutien de Marie-Agnes Strack-Zimmermann. Cette dernière a critiqué Kubicki dans le Tagesspiegel : "Le FDP doit être conduit vers l'avenir par une nouvelle génération, et non par de vieux routiers de la politique." Strack-Zimmermann avait envisagé une double direction, mais soutient désormais la candidature unique de Höne. Kubicki bénéficie du soutien extérieur de l'homme politique de la CDU, Peter Harry Carstensen, qui l'a qualifié de "visage du FDP."
Ce développement survient dans un contexte de crises récentes pour le FDP : échec à franchir la barre des 5 % lors des élections régionales de mars dans le Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat, et perte de sièges au Bundestag lors des élections fédérales de février 2025, après l'effondrement de la coalition "Ampel" et la démission de Christian Lindner. Le congrès du parti à Berlin, fin mai, tranchera la question de la direction.