Éric Zemmour, président de Reconquête, a annoncé que son parti proposera la fusion des listes de droite au second tour des élections municipales de 2026. Lors d'un lancement de campagne à Saint-Mandé, il a esquissé une stratégie pour maximiser les scores au premier tour avant de viser l'union des droites. Il prévoit que le Rassemblement national refusera cette alliance, mais espère des ralliements chez Les Républicains.
Éric Zemmour, quatrième homme de la présidentielle de 2022, a dévoilé jeudi soir sa stratégie pour les élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026. Lors d'une réunion avec des militants dans un café de Saint-Mandé, en Val-de-Marne, il a lancé la campagne du candidat local Rémy Longetti. Dans cette commune où il avait obtenu plus de 16 % des voix en 2022, Zemmour a insisté sur l'objectif initial de recueillir « les scores les plus élevés partout » au premier tour.
« On n'a pas renoncé à notre principe qui est l'union des droites (...) on proposera évidemment la fusion », a-t-il déclaré, y compris dans les villes où Reconquête serait en tête. Il a prédit que le Rassemblement national « n'en voudra à aucun prix », mais s'est montré plus optimiste vis-à-vis des Républicains : « je ne veux présager de rien », ajoutant que des responsables LR se sont déjà ralliés à un candidat Reconquête à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain.
Zemmour voit ces municipales comme « la dernière étape avant la présidentielle » de 2027, un moment pour « enraciner nos idées ». Les candidats investis par son parti s'engageraient à refuser les subventions aux mosquées, à couper les aides aux associations pro-migrants et à interdire toute manifestation de « wokisme » dans les écoles. Cette approche vise à consolider la présence nationaliste en vue des échéances nationales.