À l'approche des élections municipales de 2026, Les Républicains et Horizons nouent des partenariats locaux naturels, tandis que La France insoumise opte pour une stratégie solitaire face à l'union des autres forces de gauche.
Les élections municipales françaises sont prévues les 15 et 22 mars 2026. À droite, Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), rêve d'une « vague bleue ». Sans accord national, les LR et Horizons, le parti d'Édouard Philippe, s'allient localement en raison de leur proximité politique. « On a une histoire et des idées communes avec les gens chez Horizons. La majorité de leurs élus viennent de chez nous », note Alexandre Portier, député LR du Rhône. Édouard Philippe, ancien membre LR, entretient des relations cordiales avec Retailleau, tous deux opposés à Emmanuel Macron. « Avec LR, c’est une alliance naturelle car ce sont déjà nos partenaires au niveau local », observe Christophe Béchu, secrétaire général d'Horizons, qui bénéficie du soutien LR pour sa réélection à Angers. Horizons reste vigilant face à d'éventuelles alliances LR avec l'extrême droite.
À gauche, La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon partira seule dans la majorité des communes. En revanche, les Écologistes, le Parti socialiste et les communistes ont conclu des accords de premier tour. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, mise sur ces alliances pour défendre les mairies gagnées en 2020 à Lyon, Bordeaux et Strasbourg, après la déconvenue européenne de 2024. Bien qu'avocate du Nouveau Front populaire, elle priorise le pragmatisme avec les socialistes pour éviter des pertes qui pourraient nuire à sa candidature à la primaire de 2027.