Samedi 24 janvier à Tours, des figures de la gauche unitaire, excluant La France insoumise, ont annoncé l'organisation d'une primaire pour la présidentielle de 2027, fixée au 11 octobre. Marine Tondelier, Olivier Faure, Clémentine Autain et François Ruffin ont confirmé ce scrutin, qui vise à désigner un candidat commun malgré les réticences internes au Parti socialiste.
À Tours, dans l'espace Jacques-Villeret, des représentants de la gauche unitaire se sont réunis le samedi 24 janvier pour avancer sur la primaire en vue de la présidentielle de 2027. Ce processus, qui rassemble le Parti socialiste (PS), les Écologistes, Génération.s, L’Après et le mouvement Debout ! de François Ruffin, exclut La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF) et Place publique de Raphaël Glucksmann.
Lors d'une conférence de presse, Clémentine Autain a annoncé que « ce vote d’investiture aura donc lieu le 11 octobre prochain ». Elle a appelé à « créer une dynamique populaire » pour convaincre les réticents et contrer l'extrême droite. François Ruffin a insisté sur un vote à la fois numérique et physique, dans les 4 055 cantons, y compris outre-mer, avec l'ambition d'attirer deux millions de votants. « Il faut qu’on ait les gens avec nous, les gens dans les associations, les gens dans les syndicats, et on fera de cette primaire une fête ! », a-t-il déclaré.
Les candidats devront obtenir 500 parrainages de maires pour participer à ce scrutin en un seul tour, dont le mode de vote (majoritaire ou préférentiel) reste à définir. Ce projet fait suite à un engagement pris en juillet à Bagneux pour un candidat commun.
Cependant, des obstacles persistent. Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann refusent de s'y associer, convaincus de leur capacité à incarner le vote utile. Le PCF reste à l'écart, bien que PS et Écologistes espèrent son ralliement. Au PS, Olivier Faure rencontre des oppositions internes, notamment de Nicolas Mayer-Rossignol et du camp de Boris Vallaud, qui critique cette « primaire de bric et de broc ». Un vote des adhérents socialistes, post-municipales, déterminera l'engagement du parti.
François Hollande plaide pour une fédération réformiste alternative, arguant que « la preuve que la primaire n’a pas de sens, c’est bien ce qui se passe à l’Assemblée ». Marine Tondelier et Clémentine Autain espèrent que les militants PS se souviendront des échecs passés, comme le score d'Anne Hidalgo en 2022.