Personne à Paris n'ose envisager un basculement de Marseille vers le Rassemblement national lors des municipales de 2026. Pourtant, ce scénario reste possible, avec la clé entre les mains de La France insoumise. Le maintien de la liste LFI au second tour pourrait favoriser l'élection du candidat RN.
Les états-majors parisiens rejettent l'idée d'une victoire du Rassemblement national (RN) à Marseille, deuxième ville de France, lors du second tour des élections municipales prévu le 22 mars 2026. Le candidat RN, Franck Allisio, est perçu comme inconnu et insuffisamment compétent pour un tel scrutin par les observateurs nationaux.
D'autres parient sur la réélection de Benoît Payan, maire sortant, grâce à sa ruse politique. Martine Vassal, représentante de la droite et du centre, pourrait l'emporter si les divisions de 2020 sont évitées, notamment via un accord entre ces forces. Cependant, l'incertitude plane autour de la stratégie de La France insoumise (LFI).
La plupart espèrent que le candidat LFI, Sébastien Delogu, ne maintiendra pas sa liste au second tour, évitant ainsi un risque de faire élire Franck Allisio par défaut. Un élu non marseillais commente: «Jean-Luc Mélenchon est dans une stratégie révolutionnaire. Dans ce cas, il laissera Delogu face…». Ce choix pourrait décider du sort de la ville phocéenne, où le RN ambitionne un basculement inattendu.