Un rapport du centre de recherche Anif montre que l'insécurité alimentaire en Colombie a chuté à 21,1 pour cent en 2025, mais que d'importants écarts régionaux persistent et sont liés à l'informalité du travail.
Selon l'étude, la part des ménages confrontés à une insécurité alimentaire modérée ou sévère est passée de 25,5 pour cent en 2024 à 21,1 pour cent en 2025, soit une réduction de 4,4 points de pourcentage au niveau national. Les départements les plus touchés sont le Chocó avec 56,8 pour cent, Sucre avec 50,1 pour cent et La Guajira avec 47,8 pour cent. En revanche, Bogotá enregistre 9,6 pour cent, Caldas 9,2 pour cent et San Andrés y Providencia 5,2 pour cent. Ces régions affichent également les taux d'informalité les plus élevés : Sucre atteint 83,2 pour cent, La Guajira 82,3 pour cent et le Chocó 79,4 pour cent, bien au-dessus de la moyenne nationale de 55,1 pour cent. L'analyse identifie une corrélation de 0,7 entre les deux variables. L'Anif note que les revenus faibles et instables des travailleurs informels limitent l'accès à la nourriture et appelle à la création d'emplois plus formels.