Le gouvernement argentin a offert une récompense de 20 millions de pesos pour toute information concernant Galvarino Sergio Apablaza Guerra, désigné comme le cerveau de l'assassinat du sénateur Jaime Guzmán il y a 35 ans. Apablaza a échappé à une tentative d'arrestation mercredi et a récemment perdu son statut de réfugié politique. Le président chilien José Antonio Kast se rendra en Argentine ce dimanche pour discuter de ce dossier avec Javier Milei.
Le ministère argentin de la Sécurité a annoncé une récompense de 20 millions de pesos argentins, équivalant à 13 228 304 pesos chiliens, pour toute information permettant de localiser et d'arrêter Galvarino Sergio Apablaza Guerra. Le ressortissant chilien fait l'objet de mandats d'arrêt nationaux et internationaux pour homicide et enlèvement, notamment pour le meurtre en 1991 du sénateur de l'UDI Jaime Guzmán et l'enlèvement de Cristián Edwards. La police a tenté de l'interpeller mercredi dernier, date correspondant au 35e anniversaire de la mort de Guzmán. Apablaza, ancien dirigeant du Frente Patriótico Manuel Rodríguez (FPMR), a récemment perdu son statut de réfugié politique en Argentine, ce qui a relancé les démarches pour son extradition vers le Chili. L'Unión Demócrata Independiente (UDI), parti fondé par Guzmán, a intensifié la pression. Jeudi, une délégation de l'UDI a rencontré le président José Antonio Kast à La Moneda, où il a invité le secrétaire général Juan Antonio Coloma à se joindre à son voyage en Argentine ce dimanche. Sur place, Kast rencontrera le président Javier Milei pour discuter de l'extradition. Un voisin d'Apablaza, cité par Mega, a déclaré : « Je ne l'ai plus vu. Je vois la dame et la fille passer, mais pas lui. Il est parti. Il n'est pas là. Je pense qu'ils l'ont prévenu qu'ils arrivaient. C'est pour ça qu'il est parti calmement, qu'il est sorti à pied et a pris un bus. » Les autorités des deux pays maintiennent les alertes actives.