La vérificatrice générale Nancy Gathungu a révélé des conditions déplorables dans les prisons kényanes, compromettant les réformes majeures introduites par l'ancien vice-président Moody Awori. Ces conclusions contreviennent à la loi sur les prisons (Prisons Act) de 2007 concernant le logement, la sécurité et la santé. L'audit fait suite à des visites effectuées dans 23 établissements pénitentiaires entre juillet et août 2025.
Le rapport d'audit 2024/2025 sur le département des prisons détaille de nombreuses installations dotées de toits rouillés et vétustes. Le personnel vit dans des logements insalubres au milieu d'une surpopulation carcérale. Les prisonniers à haut risque manquent de murs et de toitures adéquats, ainsi que de caméras de vidéosurveillance et de structures étanches.
Le département a reçu 38,15 milliards de shillings pour l'exercice financier 2025/2026, contre 34,39 milliards précédemment. Le rapport indique : « Il est clair que le département des prisons a enfreint la loi dans l'exécution de son mandat. Cela s'explique par le fait que les fondations et les bâtiments sont en mauvais état. »
Par exemple, à la prison de Nanyuki, les détenus à haut risque n'ont pas de toit, et les logements nécessitent de nouveaux planchers, des réparations de toilettes et une nouvelle peinture. À la prison de Meru, 10 maisons ont besoin de nouveaux toits, de bois et de tôles, tandis que 90 logements du personnel nécessitent des réparations et des travaux de fondation.
Ces conditions affectent à la fois les détenus et le personnel, notamment en raison d'une nourriture mal préparée.