La semaine dernière, l'ancien vice-président Rigathi Gachagua a suscité un débat en déclarant que certaines régions n'ont pas connu de développement significatif depuis la dévolution de 2013 en raison d'une mauvaise utilisation des fonds. Ses remarques visaient la région du Nord-Est, où des infrastructures médiocres persistent malgré des allocations substantielles. Les dirigeants locaux ont été accusés de dormir sur le poste tandis que les ressources sont gaspillées.
Les remarques de l'ancien vice-président Rigathi Gachagua la semaine dernière ont suscité la controverse lorsqu'il a affirmé que certaines parties du Kenya, en particulier la région du Nord-Est, n'ont pas connu de progrès substantiel depuis l'introduction du système de dévolution en 2013. Cela provenait de griefs selon lesquels des étudiants d'autres régions fréquentent des écoles nationales sur le mont Kenya sans bénéficier aux locaux, incitant Gachagua à exhorter les dirigeants du Nord à utiliser sagement leurs allocations afin que d'autres régions puissent aussi en profiter. Bien que la question ait des sous-entendus politiques, elle a une certaine validité. Depuis 2013, les comtés de la région ont reçu d'énormes sommes : Mandera 111,8 milliards de shillings, Wajir 94,1 milliards, Garissa 80,4 milliards et Marsabit 76,83 milliards. Même pour l'exercice fiscal 2025/26, Mandera a reçu 12,2 milliards, Wajir 10,3 milliards, Garissa 8,7 milliards et Marsabit 7,9 milliards. Malgré cela, la région du Nord-Est lutte encore avec des taux de pauvreté élevés plus d'une décennie après la dévolution. La formule de partage des revenus priorise la superficie terrestre sur la population, accordant à ces comtés des parts plus importantes. En janvier 2019, l'ancien gouverneur de Mandera Ali Roba (désormais sénateur) a mené des manifestations contre une nouvelle formule proposée qui réduirait leur allocation annuelle de 10 milliards de shillings. Les rapports du Bureau de l'Auditeur général mettent en évidence la mauvaise gestion des fonds et la corruption dans la région. Les dirigeants, en particulier les gouverneurs, doivent s'engager à livrer des projets dans l'eau, les infrastructures, l'éducation, l'élevage et la santé pour démontrer la valeur de la dévolution. Plutôt que les fonds ne disparaissent en salaires ou en utilisations non productives, même des améliorations modestes dans la vie des citoyens seraient préférables.