À Barpeta, le festival Dol Jatra, ancré dans la tradition de Srimanta Sankardeva, réorganise la société en estompant les hiérarchies professionnelles et sociales lors de son observance au Barpeta Satra. L’événement intègre la théologie à l’écologie, avec des geets de Holi qui relient le divin à des éléments naturels comme le pollen et le vent des rivières. Il stimule aussi l’économie locale grâce aux activités artisanales et au travail partagé entre les communautés.
Le Dol Jatra de Barpeta, faisant partie de la tradition de Srimanta Sankardeva, se déroule dans les cours du Barpeta Satra, où l’air se remplit des senteurs d’huile, de terre et de la fumée de bois imminente pendant la saison de Phagun. Contrairement aux festivals printaniers typiques réduits à des dates calendaires, cet événement interrompt les routines domestiques et transforme la cour avant du satra en un espace civique ouvert, permettant aux hiérarchies de s’estomper temporairement. Les rituels quotidiens sont mis en pause et la cour avant du satra devient un espace civique ouvert, où les hiérarchies s’estompent temporairement pour permettre une égalité éphémère et un mélange des professions et des castes traditionnelles. À Barpeta, le festival Dol Jatra, enraciné dans la tradition de Srimanta Sankardeva, réorganise la société en brouillant les hiérarchies professionnelles et sociales pendant son observance au Barpeta Satra. L’événement intègre la théologie et l’écologie, présentant des geets de Holi qui relient le divin à des éléments naturels comme le pollen et le vent fluvial. Il stimule également l’économie locale par des activités artisanales et un travail partagé entre communautés. Le Dol Jatra de Barpeta, partie intégrante de la tradition de Srimanta Sankardeva, se déploie dans les cours du Barpeta Satra, où l’air s’imprègne des odeurs d’huile, de sol et de la fumée de bois à venir durant la saison de Phagun. Contrairement aux festivals printaniers ordinaires relégués à de simples dates au calendrier, cet événement suspend les routines domestiques et convertit la cour avant du satra en un espace civique ouvert, laissant les hiérarchies s’effacer temporairement. La théologie néo-vaishnavite forgée par Srimanta Sankardev envisage le sacré comme intimement lié à l’environnement, les geets de Holi intégrant des thèmes spirituels dans des éléments comme la pluie, la poussière et les berges fluviales. Les chants insistent sur le fait que le bien-être sociétal repose sur la santé des terres et des eaux. Économiquement, le festival attire des artisans vendant des objets tels que des korahis en fer, du bois de chauffage, des jilapis, des tepar nimki, des bogori chops, des aloo bhaja et des ranga dima, transformant les échoppes locales en foyers de subsistance partagée. Les interprétations de geets de Holi impliquent un pathak entonnant les strophes, des palis répondant, et des rythmes évoluant du dwipchandi au kaharwa et au jhumri, sur fond de dholak et de khanjari, les participants se joignant au chœur et abolissant la frontière entre artistes et public. Les tâches rituelles, comme le nettoyage du Dol ghar, le blanchissage à la chaux et la collecte de roseaux pour le meji, sont réparties parmi les hatis sans considération de caste ou de profession, favorisant l’égalité par l’action concrète. Des sources historiques telles que Barpeta Satrar Itihax de Gokul Pathak et des initiatives contemporaines de groupes comme Anajori, dirigé par Nirmal Ranjan Mazumdar, consignent l’évolution du satra, les variantes des chants et les impacts économiques sur les marchands. Ces pratiques indiquent des voies pour forger la communauté par la proximité, ancrer l’éthique écologique dans la culture et relier l’activité économique à la vie spirituelle, alors même que Barpeta affronte des défis modernes tels que la migration et les mutations du marché.