Dans la continuité de son récent passage au Tagesthemen, l'actrice Collien Fernandes a réitéré ses critiques concernant les protections juridiques allemandes face à la violence sexuelle en ligne sur le plateau de l'émission Caren Miosga sur ARD, aux côtés de la ministre fédérale de la Justice, Stefanie Hubig, qui a esquissé les prochaines réformes sur les deepfakes.
En s'appuyant sur ses déclarations antérieures concernant les expériences de violence numérique dont elle aurait été victime de la part de son ex-mari Christian Ulmen—notamment par la création de faux profils diffusant des images intimes—Fernandes a qualifié l'Allemagne de "paradis des auteurs" en raison du faible taux de plainte (2,4 %) et des réponses inadéquates, comme ce fut le cas pour sa propre plainte classée sans suite.
La ministre de la Justice, Stefanie Hubig, a annoncé un projet de loi pénalisant les deepfakes pornographiques, avec l'intention de l'étendre aux contenus modifiés signalés et d'imposer la conservation des adresses IP pour faciliter l'identification des auteurs. "Il s'agit de criminaliser ce qui est diffamatoire", a-t-elle déclaré. Fernandes a salué ces avancées mais a réclamé des sanctions plus sévères, une meilleure formation de la police ainsi que des programmes scolaires, citant les lois plus strictes en vigueur en Espagne comme modèle.
D'autres invités, dont Ronen Steinke et Theresia Crone, ont réfuté les tentatives visant à lier cette problématique à l'immigration, Hubig insistant sur la nécessité de se concentrer sur la violence faite aux femmes, indépendamment de leur origine. Les représentants de Christian Ulmen continuent de nier ces allégations.