Le Bundestag débattra pour la première fois vendredi d'une nouvelle loi de protection contre la violence qui peut obliger les auteurs de violences à porter un bracelet de cheville électronique dans les cas à haut risque. La politicienne CSU Susanne Hierl accueille favorablement le projet mais appelle à des mesures supplémentaires comme des formations sociales obligatoires et des conséquences sur les droits de garde en cas de violence contre les mères.
À Berlin, la porte-parole de la politique juridique du groupe parlementaire CDU/CSU, Susanne Hierl, a accueilli favorablement le projet de loi de protection contre la violence. Cette loi, qui sera débattue pour la première fois au Bundestag vendredi, permet aux tribunaux de famille dans les procédures de protection contre la violence d'ordonner une surveillance électronique de localisation dans les cas à haut risque afin d'empêcher des agressions plus graves allant jusqu'au meurtre et à l'homicide. De plus, les auteurs doivent suivre des formations sociales pour les confronter à leurs actes. Hierl a déclaré au RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND) : « Il est bon que la loi de protection contre la violence soit désormais discutée au Bundestag. » Une étude récente sur le champ sombre présentée par le ministre fédéral de l'Intérieur Alexander Dobrindt (CSU) montre que les femmes sont le plus souvent victimes de violences domestiques et ne les signalent que dans moins de 5 % des cas. « C'est, si l'on sait qu'en 2024 près de 266 000 personnes ont signalé des violences domestiques, un chiffre choquant. Nous n'avons pas seulement un problème fondamental avec les violences contre les femmes, mais aussi le problème qu'elles ne sont pas assez perçues dans la société. » La politicienne voit dans cette loi un premier pas vers une meilleure protection des femmes. Elle en appelle toutefois à plus : « À terme, nous devons aussi veiller à ce que les violences contre les mères aient des conséquences sur les droits de garde et de visite des enfants. Nous avons expressément convenu dans l'accord de coalition que nous voulions agir à ce sujet durant cette période législative. »