Le colonel Benoît Villeminoz prend le commandement du GIGN

Le colonel Benoît Villeminoz, âgé de 48 ans et ancien du GIGN, a été nommé nouveau commandant de l'unité d'élite de la gendarmerie nationale ce 1er novembre. Il succède au général de division Ghislain Réty, qui a pris sa retraite le 15 octobre après 34 ans de service. Expert en gestion de crises et négociations, Villeminoz apporte une expérience riche incluant des opérations antiterroristes majeures.

Le GIGN, unité d'élite de la gendarmerie nationale, a un nouveau commandant en la personne du colonel Benoît Villeminoz, nommé ce samedi 1er novembre selon un communiqué de l'unité. À 48 ans, il prend la tête des 1000 femmes et hommes composant le groupe, succédant au général de division Ghislain Réty, qui a mis fin à sa carrière le 15 octobre après 34 années au service de la France, dont 31 en gendarmerie. Le directeur général de la Gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, avait promis que le poste reviendrait à un ancien de la maison, promesse tenue puisque Villeminoz y a servi de 2004 à 2011 comme chef de section dans la Force intervention, puis de 2014 à 2018 comme chef d'état-major opérationnel.

Diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 2001, Villeminoz a débuté sa carrière en commandant un peloton de gendarmerie mobile de 2002 à 2004. En 2004, lors de l'émission Des racines et des ailes, il expliquait : « Pourquoi rentrer au GIGN ? Parce que quand on est gendarme, on souhaite donner le maximum de soi-même. Et le GIGN, c'est l'une des vitrines de la gendarmerie. » Il ajoutait : « Je suis prêt à sacrifier l'ultime, à sacrifier ma vie. »

Durant son premier passage au GIGN, il a été déployé en Afghanistan et en Guyane, gérant des crises comme trois prises d'otages en milieu carcéral, des interventions sur forcenés, des arrestations pour criminalité organisée (trafic de stupéfiants, extorsions, grand banditisme) et deux traques de membres de l'ETA. Il a acquis une expertise en gestion de crises criminelles et terroristes, ainsi qu'en négociation. En 2008, il a mené la négociation lors de la prise d'otages du voilier Ponant par des pirates au large de la Somalie.

Après un bref passage comme commandant de la compagnie de gendarmerie de Montmorency (2012-2014), il est revenu au GIGN pour participer à la traque des frères Chérif et Saïd Kouachi après l'attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015, et à l'intervention de Dammartin-en-Goële où ils ont été abattus. Il a ensuite sécurisé l'Euro 2016 et le Tour de France, adaptant l'unité au contexte terroriste.

De 2018 à 2020, il a été chargé de mission à la Direction des opérations et de l'emploi de la DGGN, puis a dirigé le groupement de gendarmerie du Rhône, gérant la crise du Covid-19 et les émeutes de 2023 après la mort de Nahel. Formé au CHEM et à l'IHEDN en 2023-2024, il a été déployé en Nouvelle-Calédonie en 2024 pour la crise insurrectionnelle. Sa prise de commandement officielle aura lieu avant la fin de l'année.

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