Le mécontentement public envers l'Union africaine grandit en raison de son incapacité à atteindre des objectifs clés comme une monnaie unique ou une armée unifiée. Les discussions sur les réseaux sociaux mettent en lumière les frustrations face à l'inefficacité perçue de l'organisation. Les appels à des réformes urgentes visent à aligner l'UA sur les besoins de l'Afrique.
Dans une tribune d'opinion de Mike Omuodo, on s'interroge sur le fait de savoir si l'Union africaine (UA) évolue vers l'institution dont l'Afrique a besoin. S'appuyant sur des discussions en ligne, il cite la question d'un commentateur : « Si l'Union africaine (UA) ne peut pas créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, de quoi s'agit-il exactement, cette union ? » Les commentateurs soutiennent que l'UA privilégie les intérêts occidentaux et l'exploitation des ressources par les nations individuelles au détriment des besoins africains, certains proposant humoristiquement de la renommer « Western Union » (jeu de mots avec la société de transfert d'argent). L'article oppose le contrôle de la France sur 14 États africains via le franc CFA à l'échec de l'Afrique à établir son propre système monétaire. Il critique également l'acceptation de bases militaires étrangères tout en résistant à une armée africaine unifiée ou à des frontières ouvertes, invoquant des préoccupations de souveraineté. Établie en juillet 2002 pour remplacer l'Organisation de l'unité africaine (OUA), l'UA visait l'intégration économique, la paix et la sécurité, la bonne gouvernance et la représentation mondiale postcoloniale. Cependant, les conflits persistants, les coups d'État, les élections truquées et les menaces externes ont révélé ses limites, la transformant en ce que certains décrivent comme « un salon de parole vide incapable de soutenir ou de mordre ». Le sentiment public, reflété sur les réseaux sociaux, considère l'UA comme dépassée après plus de 60 ans depuis l'ère de l'OUA, la qualifiant de « club de cabalistes » protégeant les dictateurs. Parmi les citations : « Le principal travail de l'UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir par des élections truquées », et « L'UA est un groupe de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les planquer à l'étranger ». L'article presse à la dissolution ou à la création d'un nouveau corps, insistant sur des réformes pour la responsabilité et le courage de poursuivre un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un passeport commun. Omuodo, basé à Nairobi au Kenya, souligne que le symbole seul est insuffisant face à la fragmentation économique et aux revers démocratiques.