Lors d'un événement parallèle de haut niveau en marge du Sommet de l'Union africaine 2026, Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a exhorté les dirigeants africains à intégrer le financement de la santé dans des réformes fiscales et économiques plus larges, considérant la santé comme centrale pour la souveraineté du continent. Il a mis en lumière une chute brutale de l'aide au développement mondial pour la santé, passant d'environ 80 milliards de dollars en 2021 à 39 milliards en 2025. Cela souligne la dépendance de l'Afrique au financement externe et aux fournitures médicales importées.
Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, s'est adressé à un événement parallèle de haut niveau lors du Sommet de l'Union africaine 2026, sous le thème « Du engagement à l'action : accélérer le financement de la santé, les partenariats et la mise en œuvre à grande échelle ». Il a décrit le système mondial comme passant de l'hyper-mondialisation à la « résilience stratégique », où les nations priorisent des secteurs comme l'alimentation, l'énergie et la santé. Il a souligné que cette baisse met en évidence la dépendance du continent au financement externe et aux fournitures médicales importées. L'Afrique dépense environ 145 milliards de dollars par an pour la santé, mais moins de la moitié provient des budgets publics, obligeant les ménages à supporter des dépenses directes élevées. Gatete a esquissé quatre priorités clés : intégrer la santé dans les cadres fiscaux à moyen terme, renforcer la mobilisation des ressources internes, étendre la fabrication pharmaceutique via la Zone de libre-échange continentale africaine, et renforcer les systèmes de santé. Gatete a souligné que l'atteinte de la souveraineté sanitaire est essentielle pour protéger l'avenir économique de l'Afrique. L'événement vise à accélérer le financement de la santé et les partenariats à travers l'Afrique, dans le but de transformer les engagements en actions concrètes pour l'agenda de santé du continent.