La reddition de Devuji, alias Thippiri Tirupathi, avec 20 cadres au Telangana a réduit les maoïstes à environ 180 cadres armés. Cela marque la fin proche de l'extrémisme de gauche extrême avant l'échéance gouvernementale du 31 mars. Ce développement appelle à une réflexion sur le développement et l'inclusion plutôt qu'à la célébration.
Thippiri Tirupathi, alias « Devuji », le maoïste de plus haut rang, s'est rendu au Telangana avec 20 autres cadres. Le Parti communiste de l'Inde (maoïste) compte désormais environ 180 cadres armés, son leadership étant presque anéanti. Cette reddition fait partie des près de 2 000 cadres maoïstes qui ont déposé les armes depuis 2024. Les opérations de sécurité ont neutralisé des leaders clés. Nambala Keshava Rao, alias Basavaraju, secrétaire général d'alors, a été tué en mai 2025. Madvi Hidma, chef du Bataillon 1, a été éliminé en novembre 2025, et Modiyam Vella, commandant de la Compagnie n° 2, en décembre 2025. La reddition de Mallojula Venugopal Rao, alias Sonu, idéologue en chef du mouvement naxalite, a porté un coup idéologique majeur. Le succès contre l'extrémisme de gauche extrême résulte de la capacité de l'État, des politiques de reddition et de réhabilitation, et des divisions internes reconnaissant la futilité de la lutte armée. Des avant-postes dans le corridor rouge à travers Jharkhand, Chhattisgarh, Maharashtra, Andhra Pradesh et Telangana, soutenus par le renseignement local, ont aidé ces efforts. Cependant, ce moment exige une réflexion sobre plutôt que du triomphalisme. À son apogée, le corridor rouge couvrait les districts les plus arriérés de l'Inde où l'État était souvent absent ou coercitif. Les politiques doivent désormais assurer le développement, la représentation, les droits forestiers et une acquisition foncière transparente pour intégrer les marginalisés. La force de la démocratie indienne réside dans la transformation des rebelles en parties prenantes, empêchant le retour du naxalisme.