La libération du militant Sonam Wangchuk le 14 mars a mis fin à une impasse juridique et politique de plusieurs mois entre ses alliés, les dirigeants du Ladakh, et le Centre. Il était détenu en vertu de la loi de 1980 sur la sécurité nationale, le Centre l'ayant qualifié de "principal provocateur" des violents affrontements qui ont eu lieu à Leh en septembre 2025 et qui ont fait quatre morts. Pourtant, les manifestations qui ont suivi sa libération témoignent d'une demande constante de garanties constitutionnelles.
La libération du militant Sonam Wangchuk, le 14 mars, a mis fin à une longue impasse juridique et politique impliquant ses alliés, les dirigeants du Ladakh et le Centre. Détenu en vertu de la loi de 1980 sur la sécurité nationale, le Centre l'a décrit comme le "principal provocateur" à l'origine des violents affrontements qui ont eu lieu à Leh en septembre 2025 et qui ont fait quatre morts. Les autorités ont fait valoir que son influence risquait d'entraîner une mobilisation de type "printemps arabe" sur le statut constitutionnel du Ladakh, menaçant la stabilité près des frontières avec la Chine et le Pakistan. Environ six mois plus tard, le ministère de l'intérieur a modifié son ordonnance afin de favoriser "la paix, la stabilité et la confiance mutuelle" et de relancer les pourparlers avec le Leh Apex Body (LAB) et la Kargil Democratic Alliance (KDA). La Cour suprême s'était inquiétée de l'état de santé de Wangchuk lors de son incarcération à Jodhpur, dont la libération est intervenue trois jours avant l'audience finale. Son équipe juridique a contesté les preuves, notamment la traduction d'un bref discours et ses messages sur les réseaux sociaux condamnant les troubles. Deux jours plus tard, Leh a accueilli de grands rassemblements - les premiers depuis septembre - tandis que Kargil a observé une fermeture. LAB et KDA continuent de réclamer le statut d'État et la protection de la sixième annexe, comme l'a recommandé la Commission nationale pour les tribus répertoriées et comme le BJP s'y est engagé dans son manifeste pour 2020. Les militants Deldan Namgyal et Smanla Dorjey sont toujours détenus. Une commission judiciaire enquête sur les violences de septembre.