Les candidats handicapés refusent d’être des potiches aux municipales

Dans la perspective des municipales de 2026, les rares candidats et élus en situation de handicap exigent d’être pris au sérieux et non relégués à des rôles symboliques. Une étude récente recense seulement 102 élus handicapés sur plus de 520 000 en France. Une réforme de décembre 2025 vise à mieux financer les aides pour exercer un mandat, mais pas pour mener campagne.

Les personnes en situation de handicap restent quasi absentes du paysage politique français. Selon Cyril Desjeux, coordinateur du projet HandiPPolitique mené par l’association Handéo depuis 2023, un recensement basé sur la presse locale entre 2020 et 2025 identifie seulement 102 élus handicapés, tous mandats confondus, sur plus de 520 000 en France.

Matthieu Annereau, élu Renaissance malvoyant de 47 ans à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), illustre ces défis. Tête de liste de la droite et du centre pour les municipales des 15 et 22 mars, il préside aussi l’Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées. Il se souvient d’une remarque discriminante lors de sa première candidature : « Un aveugle, pourquoi pas une chèvre ? » Il a également affronté des obstacles matériels, comme lors de sa première réunion du conseil métropolitain de Nantes en 2014, où les documents n’étaient pas accessibles en format numérique.

« Maintenant, je suis installé dans le paysage politique, j’ai fait deux mandats et je suis à la tête de l’opposition, mais à l’époque où j’étais simple candidat, quelqu’un a dit dans une réunion : “Un aveugle, pourquoi pas une chèvre ?” »

Malgré cela, Annereau persévère et déplore que « de nombreux élus disent que l’inclusion est importante à l’école, ou au travail, mais ne l’appliquent pas dans le monde politique ».

Une réforme adoptée en décembre 2025 doit améliorer le financement des aides techniques et humaines pour exercer un mandat électif. Cependant, elle ne couvre pas les frais de campagne, laissant les candidats handicapés face à des barrières supplémentaires pour se présenter aux élections municipales de 2026.

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